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08/12/2010

Obésité : la publicité des industriels de l’agroalimentaire, toujours en cause

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

 

Obésité : la publicité des industriels de l’agroalimentaire, toujours en cause

L'UFC Que Choisir constate que, quatre ans après une première mise en garde, les industriels de l'agroalimentaire ont à peine réduit la promotion publicitaire des denrées trop grasses et trop sucrées, qu'ils proposent aux enfants.
Les budgets pub-télé ont même gagné 20 % en quatre ans. Selon l'UFC, l'Inpes "ne peut pas combattre à armes égales avec le matraquage publicitaire de l'industrie agroalimentaire", avec un budget près de 200 fois inférieur à celui des annonceurs.
Entre autres revendications, l'UFC exige une "amélioration de la qualité nutritionnelle de l'offre alimentaire" destinée aux enfants.

 

07/12/2010

Désobéissance civique

RAPPEL : Stéphane Hessel sera à Montpellier le vendredi 17 décembre (voir la note du 5/12)

Stéphane HESSEL : Indignez-vous

lu sur :

http://www.liberation.fr/societe/01012306342-service-public-l-heure-des-desobeisseurs

Service public : l’heure des désobéisseurs

Récit

Ils sont postiers, profs ou électriciens et ils refusent d’appliquer certaines mesures au nom de la défense de l’intérêt général.

«Quand quelque chose est légal mais ne nous paraît pas légitime, il faut savoir désobéir. Comme sous Vichy, dont nous n’avons pas reconnu la légalité, même si vos objectifs sont, bien sûr, autres.» Stéphane Hessel, ancien résistant et ambassadeur de France, était venu conclure samedi, à Paris, le premier Forum des résistances dans les services publics. Il a reçu un accueil passionné de la salle, une centaine de «désobéisseurs» de tous horizons - profs, infirmiers, agents forestiers…

A l’origine de ce forum, le Réseau des enseignants du primaire en résistance, les premiers désobéisseurs à s’être organisés. Il rassemble 3 000 professeurs des écoles ayant signé une charte proclamant qu’ils n’appliqueraient pas certaines réformes jugées nuisibles - plusieurs chefs de file ont d’ailleurs été sanctionnés par des retraits de salaires ou des rétrogradations. Avec ce forum, l’objectif était de nouer des liens, voire de créer un réseau entre tous ces résistants qui ont en commun de vouloir sauver un service public attaqué.

Ce nouveau type de contestation - non-violente, civique et éthique - reste très minoritaire. Il est ainsi raillé par le ministère de l’Education, qui le rapporte au million de profs. Il est pourtant symptomatique d’un mouvement de fond. L’action syndicale classique ne suffit plus. Pour être efficace et défendre des principes bafoués, il faut s’engager concrètement, chacun à son niveau.

«Lors de mon enquête, j’ai été frappée de voir que les résistants d’un secteur ignoraient ce qui se passait ailleurs, souligne Elisabeth Weissman (1), invitée du forum. Il y a aussi ceux qui ne disent rien mais qui enrayent la machine, comme ces conseillers de Pôle emploi qui refusent de ne passer que quatre minutes au téléphone avec les chômeurs ou qui rusent pour ne pas les radier.»

(1) La Désobéissance éthique (Stock).

Photos Jérôme bonnet

Plainte auprès de l'OCDE contre Bolloré et ses partenaires

à lire sur :

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1545

Plainte auprès de l’OCDE contre Bolloré et ses partenaires


 

C’est une information France Inter

Quatre associations viennent de déposer une plainte auprès de l’OCDE (par le biais de ses « points de contacts nationaux » français, belge et luxembourgeois), afin de dénoncer l’impact environnemental et les conditions de travail dans les plantations d’huile de palme de la SOCAPALM (Société camerounaise de palmeraies), au Cameroun.

Cette plainte, intitulée « circonstance spécifique » selon les termes juridiques exacts, vise « les violations graves et répétées des principes directeurs de l’OCDE » dans ces plantations par le groupe Bolloré et ses partenaires : la société belge Financière du champ de Mars et les sociétés luxembourgeoises SOCFINAL et Intercultures.

De son côté, Bolloré estime qu’en tant qu’« actionnaire minoritaire », il n’est « pas gestionnaire de la Socapalm. » Pour Dominique Lafond, directeur général de la branche Afrique : « Bolloré en Afrique est une entreprise citoyenne. »

Cette action est engagée par l’association Sherpa (qui a notamment participé à l’action judiciaire dans le dossier dit des « biens mal acquis »), l’association caritative de l’église catholique allemande Misereor, et deux organisations camerounaises de défense de l’environnement : le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et la FOCARFE (Fondation camerounaise d’actions rationalisées et de formation sur l’environnement).

 

Dossier Benoît Collombat / Mise en ligne : Valeria Emanuele


 

Dans cette plainte, les associations « entendent dénoncer les dommages sociaux et environnementaux causés par la SOCAPALM aux populations locales, ainsi que les conditions de vie et de travail des employés des plantations. »

Officiellement, les « points de contacts nationaux » (PCN) de l’OCDE doivent « promouvoir le respect des principes directeurs » de l’OCDE et s'assurer que ces principes soient « connus et compris par le milieu national des affaires et les autres parties intéressées. » Autrement dit : ces points de contacts sont censés vérifier que les conditions de travail dans les entreprises sont conformes à la réglementation en vigueur. L’action des PCN n’est pas contraignante, mais d’éventuelles plaintes d’associations ou d’ONG auprès de l’OCDE poussent les entreprises concernées à s’expliquer. Dans le cas présent, les associations plaignantes « attendent des PCN qu’ils fassent le nécessaire pour les aider à trouver une solution aux nombreux problèmes posés par les conditions d’opération de la SOCAPALM au Cameroun » et « qu’ils facilitent la discussion avec les entreprises visées par la présente plainte. »

Les associations demandent des « mesures réparatrices » pour « réparer les atteintes » sociales et environnementales et des « mesures préventives » afin de « prévenir l’aggravation des problèmes » constatés sur le terrain, et leur « répétition. » Revue de détail.


 


Drupes de palmier à huile

 

Une « logique de profit »

 

Pour les associations plaignantes, la privatisation, en 2000, de la SOCAPALM a eu des conséquences extrêmement négatives, loin des espoirs initiaux.

« La privatisation de la SOCAPALM, opérée sous l’impulsion de la Banque Mondiale et du FMI dans le cadre des mesures d’ajustement structurel, était censée donner un nouveau souffle à l’entreprise agroindustrielle et in fine, apporter aux communautés locales les contreparties promises », peut-on ainsi lire.

« Il n’en est cependant rien, estiment les plaignants : loin d’apaiser les tensions entre l’entreprise agro-industrielle et les populations locales, la privatisation n’a fait qu’aggraver le sort de ces populations. La logique de profit qui anime depuis 2000 la société privatisée semble en effet mal s’accommoder avec les aspirations et besoin des populations locales qui ont désormais coutume d’évoquer la SOCAPALM en ces termes : « A la SOCAPALM, un palmier vaut bien plus que cent hommes. »

Une tension accentuée par le fait que « la SOCAPALM privatisée semble (…) recourir majoritairement à de la main d’œuvre allogène », une manière « bien plus facile d’assujettir une main d’œuvre déracinée que de traiter avec des villageois installés depuis plusieurs générations. »

Selon un recensement mené fin juin 2010, auprès de la population du village de Pongo Aviation, riverain de la plantation de Kienke, « à peine plus de 8% de la population active du village était embauchée à la SOCAPALM. »


 


Voir la structure juridique de la SOCAPALM, selon les associations plaignantes.

 


Privés de chasse et de pêche

 

Pour Sherpa, Misereor, le CED et FOCARFE, l’installation de la SOCAPALM a complètement modifié l’écosystème et le mode de vie des populations locales : défrichement d’une forêt, riche en biodiversité, remplacée peu à peu par des monocultures de palmier à huile, diminution des terres arables et des zones de pêche pour les populations locales.

Les communautés riveraines des plantations sont en majorité des Bantous, dont l’activité principale est l’agriculture. Dans la région de Kienké, se trouvent également quelques communautés « pygmées » Bagyéli, qui vivent essentiellement de la chasse et de la cueillette des produits de la forêt.


Pollution de l’air et de l’eau

 

Concernant les atteintes à l’environnement, la plainte constate que la SOCAPALM ne respecte pas les « textes en vigueur en matière de traitement des effluents et de protection des cours d’eau. »

« Les déversements de déchets se poursuivaient lors de notre dernier passage sur le site en juillet 2010, notent les plaignant, et aucune mesure ne semble avoir été amorcée pour y remédier » : « la SOCAPALM continue de déverser de manière anarchique les huiles usagées (…) mélange de boues et de produits chimiques, ces huiles usagées diffusent une odeur nauséabonde difficilement supportable. »

Des prélèvements ont été notamment effectués « sur des cours d’eaux à proximité de l’huilerie de Nkapa » , avant d’être ensuite analysés par le Centre Pasteur concluant à « la nocivité de ces effluents. » Conclusion : un premier échantillon est jugé par le laboratoire (inscrit « en gros caractères ») : « A TRAITER AVANT REJET DANS LA NATURE » tandis qu’un autre échantillon d’eau est qualifié « de qualité médiocre, juste apte à l’irrigation, au refroidissement et à la navigation. »

De plus, constate la plainte, « le personnel de la SOCAPALM n’hésite pas à procéder au nettoyage de leur matériel dans ces mêmes cours d’eau exposant ainsi les populations locales au risque de consommer des produits toxiques.»

Et cela sans que « les communautés riveraines ne bénéficient « de telles informations », puisqu’« aucun panneau de danger » n’est apposé« à proximité des rivières et cours d’eau. »

Quant à la « pollution de l’air », les enquêtes menées sur place par les associations « démontrent que la SOCAPALM rejette dans l’air de grandes quantités de nuages de poussières », à tel point « que lorsque les villageois mettent à sécher un linge ou un vêtement, il se recouvre en l’espace de quelques instants d’une pellicule de particules en suspension contenues dans l’air ambiant. »


« Exactions » et « omerta » autour d’une société de sécurité

 

La plainte met en cause le rôle joué par une société de sécurité payée par la SOCAPALM : Africa Security Cameroun, qualifiée de « véritable milice privée. » Cette société est « fondée et dirigée par Patrick Turpin, un ancien officier militaire français. »

Selon les associations plaignantes, « les vigiles d’Africa Security entretiennent un climat de terreur permanent en procédant en toute illégalité à des fouilles inopinées sur les lieux où les villageois ont l’habitude de pêcher ou en faisant des descentes dans leurs habitations pour y rechercher des régimes de noix de palme », appartenant à des villageois, soupçonnés de les avoir dérobés à la SOCAPALM.

« Les exactions des agents d’Africa Security ne s’arrêteraient cependant pas là », note la plainte, s’appuyant notamment sur des plaintes déposées contre la SOCAPALM : « actes de sabotage, passages à tabac des villageois pris avec des régimes de noix de palme, destruction des habitations mais également des cas de viols et de meurtres. »

Mais si « plusieurs villageois » témoignent de ces violences, « l’omerta reste cependant la règle, constatent les associations, et les rapports d’incident, lorsqu’ils existent, sont extrêmement difficiles à se procurer. »

 


Un « mépris » pour les règles de sécurité

 

La SOCAPALM est également épinglé pour ses « manquements » concernant l’exécution « des missions de service public en matière de santé, d’éducation et de logement. »

Ainsi, « la plupart des villages riverains de la SOCAPALM ne bénéficient pas de l’accès à l’électricité, pas plus qu’ils ne sont alimentés en eau potable. »

Concernant les conditions de travail des employés, les enquêtes menées sur le terrain par les associations évoquent « un total mépris pour les normes fondamentales du travail », garanties par l’Organisation international du travail (OIT).

« La plupart des employés de la SOCAPALM ne bénéficient pas de matériel de protection individuel et adéquat » exposant les travailleurs « à tous les risques naturels, chimiques ou mécaniques propres au travail dans les plantations industrielles (morsures de serpent, risques d’intoxication liées à la manipulation des produits dangereux…) », peut-on ainsi lire dans cette plainte.

« Les conditions de transport des ouvriers constituent sans nul doute l’illustration la plus criante du mépris affiché par la SOCAPALM pour les règles de sécurité : ainsi, pour se rendre sur les palmeraies au petit matin, les travailleurs sont parqués dans des conteneurs conçus pour transporter de la marchandise ; entassés comme du bétail avec leurs outils de travail, il arrive fréquemment que les ouvriers se blessent. Le soir venu, les travailleurs doivent marcher sur plusieurs kilomètres pour rentrer dans leurs campements situés au cœur des plantations. »


Des travailleurs « otages » de la sous-traitance

 

 

La plainte met aussi en lumière le recours à un système de sous-traitance qui « permet à la SOCAPALM de réaliser d’importantes économies sur les charges sociales sans pour autant hypothéquer les activités de production. »

Des sous-traitants qui « ont tendance à multiplier les contrats saisonniers de sorte que la main d’œuvre ainsi recrutée ne bénéficie d’aucune protection sociale (…) Les travailleurs sont donc prisonniers de fait, otages du système, et contraints de garder contre leur gré des emplois qui leur permettent à peine de satisfaire leurs besoins élémentaires. »

Une situation aggravée par le fait que « la SOCAPALM semble afficher le mépris le plus total pour les instances représentatives du personnel et les revendications portées par leurs délégués. »

Par ailleurs, la plainte relève que « lors de la privatisation de SOCAPALM, il avait été prévu d’accorder 3% des actions de la société aux salariés (…) titulaires d’un contrat de travail au 30 juin 2000 », or « plus de dix ans après la privatisation, aucune mesure concrète ne semble avoir été prise » là-dessus, contrairement aux engagements pris, « si bien qu’encore aujourd’hui les salariés sont privés du bénéfice de leurs dividendes. »

 


Des conditions de vie « déplorables »

 

Pour les plaignants les conditions d’hébergement des travailleurs de la SOCAPALM, hébergés au cœur des palmeraies, sont « déplorables : surpopulation, vétusté des campements, pompes à eau non fonctionnelles, fréquence des coupures d’électricité. »

Sur la plantation de Kribi, par exemple, « les familles sont entassées dans des baraques exigües sans qu’il ne soit tenu compte de leur taille, l’unique pièce qui sert de cuisine à l’ensemble des familles du campement est dans un état lamentable, les installations électriques sont vétustes et les équipements plus que sommaires. Les infrastructures sanitaires sont dans un état lamentable ; quand elle n’est pas tout simplement indisponible, l’eau qui permet aux familles de se laver, de préparer la cuisine et de s’hydrater, est le plus souvent impropre à la consommation. »


 


crédit photo

bandeau © cris13/Fotolia

06/12/2010

PANIQUE !

à lire sur :

http://www.mediapart.fr/club/blog/vingtras/051210/dsk-blues-cantona-folk-propos-dun-film-censure

(blog; accès libre)

lien : DSK blues & Cantona folk: à propos d'un film censuré...

extrait :

"Il s'agit d'un film en deux parties de 75', réalisé par Pierre Kast en 1967, pour la collection documentaire historique "Présence du passé" (de Jean Chérasse, Jean Mauduit et Bernard Revon). Ce film était intitulé "Black friday" (le vendredi noir) et traitait du krach de wall street le 24 octobre 1929,et des leçons que l'on pouvait en tirer pour éviter une crise financière mondiale. Ce travail de "l'un des réalisateurs les plus intelligents du cinéma français" (selon Chris Marker) n'a jamais été diffusé par la télévision française. Pourquoi ? Etait-il tellement sulfureux ? "...

et à voir, trois reportages de RDI (Canada) sur le krach de 1929 (durée totale 45 minutes) dont voici les liens :

1-Dailymotion - 1929 Le Grand Krach 1/3 - une vidéo News & Politics

.

2-Dailymotion - 1929 Le Grand Krach 2/3 - une vidéo News & Politics

.

3-Dailymotion - 1929 Le Grand Krach 3/3 - une vidéo News & Politics

05/12/2010

Lobbying israélien en Europe

lu sur :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

www.Mondialisation.ca

Israël recrute des « amis » en Europe

Le document ne provient pas de Wikileaks. C’est le Guardian (*) de Londres qui se l’est procuré directement (28 novembre) : un câble transmis quelques jours avant par le ministère israélien des affaires étrangères à ses ambassades dans dix pays européens. Il contient l’ordre du ministre Avigdor Lieberman de trouver d’ici fin janvier environ 1000 personnes qui agiront en « amis d’Israël ». Elles devront être « recrutées parmi des journalistes, universitaires, étudiants et militants soit juifs soit chrétiens ». Elles seront informées par des fonctionnaires israéliens pour intervenir en faveur d’Israël par des articles, lettres et interventions dans des assemblées publiques. Elles devront non seulement recevoir des messages mais en faire une active promotion.

Les principaux centres de cette campagne seront cinq capitales européennes : Londres, Paris, Berlin, Madrid et Rome. Là, « les ambassades israéliennes recevront des fonds pour recruter aussi des professionnels : sociétés spécialisées en relations publiques et lobbyistes ». Elles auront comme tâche de renforcer l’action des « amis d’Israël » en diffusant des messages politiques sur des arguments comme la position israélienne à l’égard des Palestiniens et la violation des droits de l’homme en Iran.

Le ministère des affaires étrangères suggère en outre aux ambassades en Europe d’organiser mensuellement des événements publics de haut niveau en faveur de la politique israélienne et d’inviter des personnages influents à visiter Israël. Lieberman lui-même rencontrera le mois prochain ses ambassadeurs dans les pays européens pour donner une impulsion à cette nouvelle « offensive dans les relations publiques ».

Interviewé par le Guardian à propos de ce document, un fonctionnaire israélien s’est refusé à commenter la découverte. Il a cependant déclaré : « Evidemment nous cherchons toujours de nouvelles façons d’améliorer nos communications, il n’y a rien d’étrange à cela ». Il a ainsi précisé qu’il « existe une préoccupation particulière sur la façon dont Israël est vu à l’étranger, en particulier dans certains pays d’Europe occidentale ».

Une nouvelle offensive de propagande du gouvernement israélien est donc en train de se préparer, focalisée dans les principales capitales européennes, parmi lesquelles Rome. Pourquoi en ce moment ? On se souviendra que, bien que la propagande soit une denrée quotidienne (pas seulement pour Israël), la dernière grande campagne israélienne fut lancée en décembre 2008 pour présenter l’opération « Plomb durci » contre Gaza comme une action défensive. Il n’est pas difficile de comprendre quel est l’objectif de cette nouvelle campagne : convaincre l’opinion publique italienne et européenne que non seulement Israël mais aussi les pays européens sont menacés par l’Iran. En préparant ainsi l’opinion à accepter comme inévitable une nouvelle guerre, encore plus catastrophique, au Moyen-Orient. Il faudra nous en souvenir quand les « amis d’Israël », recrutés par Lieberman, commenceront leur offensive sur les journaux et dans les talk show.

Il manifesto, 4 décembre 2010

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe.

(*) Israel recruits citizen advocates in Europe | World news | The ...

.

  • 'Allies and friends' will promote government policy to press and public meetings as part of fresh PR drive

    Israel has instructed its embassies in 10 European countries, including the UK, each to recruit 1,000 members of the public to act as advocates for its policies in a new public relations offensive.

    A cable from the foreign affairs ministry was sent to embassies last week, with instructions from Avigdor Lieberman, the controversial and extreme right-wing foreign minister, to adopt a range of measures aimed at improving Israel's standing in Europe.

    The most unusual was the order to identify up to 1,000 people by mid-January to act as "allies" to Israel. One source described them as "friends who are willing not just to receive messages but to actively promote these messages". These individuals – likely to be drawn from Jewish or Christian activists, academics, journalists and students – will be briefed regularly by Israeli officials and encouraged to speak up for Israel at public meetings or write letters or articles for the press.

    Five European capitals have also been identified for a more conventional PR push. Israeli embassies in London, Paris, Berlin, Madrid and Rome will receive funds to hire professional PR firms and lobbyists.

    PR companies will be asked to focus on political messages, such as: Israel's position on talks with the Palestinians; subjects which can help "brand" Israel, such as tourism and technology; and regional issues to which Israel wishes to draw attention, such as human rights in Iran or Arab countries.

    The foreign affairs ministry also suggested that embassies across Europe organise monthly high-profile public events to promote Israel and its government's policies, and visits to Israel for influential individuals. Lieberman is planning to meet ambassadors to European countries next month to push the new PR offensive.

    An Israeli official refused to comment on the disclosure but said: "Obviously we are always looking for ways to improve our communications, there's nothing unusual in that," adding: "There is anxiety about the way Israel is perceived abroad, and there is particular worry about certain countries in western Europe."

    Israel has previously launched drives to improve its image throughhasbara – literally meaning explanation, although alternatively interpreted as public diplomacy, spin or propaganda. During its three-week war on Gaza, which began in December 2008, Israel launched a PR strategy through its national information directorate to co-ordinate key messages on a daily basis.

    The Israeli government, military and various embassies are adept at using social media such as Twitter, Facebook and YouTube to promote material. Organisations such as Bicom, the Britain Israel Communications Research Centre, in the UK and the Israel Project in the US, which describe themselves as independent, are dedicated to promoting Israeli policies. Both organisations offer regular briefings, contacts and tours to foreign correspondents based in Israel and Palestine, and all-expenses paid trips to Israel for journalists, including from the Guardian, based elsewhere.

    Other countries undertake similar PR drives. Rwanda hired the London-based company Racepoint to feed positive stories to the media. Bell Pottinger, headed by Lord Bell, a former adviser to Lady Thatcher, represents Sri Lanka and Madagascar.

    Meanwhile, the Israeli cabinet today approved a plan to build a huge detention centre capable of holding up to 10,000 illegal immigrants and refugees near its border with Egypt. Israel began building a fence along the border earlier this month. The population and immigration authority has said between 1,200 and 1,500 people, mainly from sub-Saharan Africa, have crossed the border each month this year, compared to 300 per month last year. "There is a swelling wave threatening Israeli jobs, a wave of illegal migrants that we must stop because of the harsh implications for Israel's character," Israel's prime minister, Binyamin Netanyahu, told the cabinet today.

    Also today, Major-General Uri Bar-Lev, the top policeman being investigated for alleged sexual assault and rape, said he was withdrawing his candidacy to become Israel's police commissioner and taking an unspecified time of leave.

04/12/2010

Irresponsable ?

à propos de Cantona et les banques :

lu sur :

http://www.liberation.fr/economie/01012306124-cabrioles

Économie 04/12/2010 à 00h00

Cabrioles

Par Laurent JOFFRIN

L’appel d’Eric Cantona est irresponsable ? Soit. Mais qui est responsable de cette irresponsabilité ? On sait que le retrait simultané de l’argent déposé en banque par les particuliers placerait le système financier dans une situation impossible. Les banques ne gardent pas en caisse les sommes qu’on leur confie. C’est même leur raison d’être : elles transforment les dépôts en prêts qui financent les investissements. Exiger que ces sommes soient remboursées en billets, ce qui est le droit de tout déposant, c’est déclencher une panique générale. Et les banques peuvent entraîner dans leur chute le reste de l’économie. C’est ce qui s’est passé en 1929. C’est ce qui a manqué d’arriver au plus fort de la récente crise financière. Voilà pour le raisonnable. Mais pour le reste, quel symbole jubilatoire ! Pour une fois, ceux qui ont joué avec une totale désinvolture de l’argent des autres et refusé avec cynisme que les cabrioles de l’argent fou soient un tant soit peu maîtrisées, connaîtraient un début de sanction. Y a-t-il un seul spéculateur - un seul - qui ait exprimé un semblant d’excuse ou de repentir pour les souffrances sociales qu’il a causées, pour le chômage qu’il a provoqué, pour les dépenses qu’il a fallu consentir pour sauver le système ? Pour une fois, le citoyen, à son tour, montrerait ce qu’il en coûte d’ignorer le bon sens financier. Ce ne serait, au fond, que la réponse du berger en colère à la bergère cousue d’or.

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mon commentaire :

SANS RETIRER VOTRE ARGENT DE LA BANQUE, VOUS POUVEZ TRÈS FACILEMENT METTRE LE SYSTÈME NÉOLIBÉRAL ACTUEL EN DIFFICULTÉ.

Comment ?

Simplement en revenant à ce qui se faisait autrefois : payer tout en liquide, en monnaie sonnante et trébuchante.

Car si vous retirez de votre banque tous les mois en liquide ce dont vous avez besoin pour vos dépenses courantes, tous l'argent que vous aurez chez vous ne pourra pas être utilisé par la banque pour spéculer.

Sachez que pour la banque, le coefficient multiplicateur est de 50 actuellement : si vous retirez 1000€ en liquide, la banque a 50 000€ de moins pour spéculer (voir la note La monnaie, qu'est-ce ? (3) sur ce blog)

Vous pensez que votre banque ne spécule pas ?

Lisez donc les articles suivants :

03/12/2010

Cantona : communiqué d'ATTAC

L'appel d'Eric Cantona : le temps est venu d'agir pour des banques citoyennes

Suite à l'interview d'Eric Cantona à Presse-Océan, suggérant aux clients de retirer leur argent des banques pour faire s'écrouler leur système de domination, un "buzz" s'est constitué sur Internet. Un site "Bankrun" a été créé pour appeler à un retrait massif et simultané d'argent le 7 décembre prochain. Selon les initiateurs de ce site, il s'agit de dénoncer les ravages d'un "système financier mondialisé dérégulé et incontrôlable", et d'exiger "la création d’une banque citoyenne, au service des citoyens".

Cette initiative rencontre un écho certain auprès de citoyens atterrés de voir les plans d'austérité déferler sur l'Europe au motif qu'il faudrait "rassurer les marchés financiers" et sauver les banques. Nombreux sont ceux qui souhaitent agir ici et maintenant, pour montrer aux gouvernants qu'ils refusent ces politiques irresponsables.

Au stade actuel l'action citoyenne n'a que très peu de chance de déclencher un mouvement de retrait généralisé, susceptible de menacer les banques. Leur stabilité est d'ailleurs bien plus mise en danger par la folle vague de spéculation actuellement en cours contre l'euro... En outre les liens apparents sur le web de certains promoteurs de l'initiative "Bankrun" avec des secteurs de l'extrême-droite doivent inciter à la prudence. 

Il n'en demeure pas moins que la mobilisation des citoyens doit se développer pour exiger la mise au pas des banques prédatrices. Les mouvements citoyens doivent en même temps favoriser l'émergence de banques alternatives, solidaires et écologiquement responsables, comme le proposent par exemple les Amis de la Terre, l'une des associations fondatrices d'Attac  (voir http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Guide_banques_VSite....): c'est alors que l'appel aux citoyens à transférer leurs comptes bancaires aura un sens.

L'écho important de la proposition d'Eric Cantona montre qu'une attente forte existe dans la société. Attac lutte depuis douze ans contre la domination de l'industrie financière. Nous nous engageons à renforcer dans la durée l'action citoyenne contre le pouvoir de la finance, pour l'émergence de banques alternatives et solidaires, et pour la socialisation du système bancaire. L’association continuera à s'y employer dans les mois à venir avec ses partenaires.

Attac France,
Paris, le 3 décembre 2010

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mon commentaire :

SANS RETIRER VOTRE ARGENT DE LA BANQUE, VOUS POUVEZ TRÈS FACILEMENT METTRE LE SYSTÈME NÉOLIBÉRAL ACTUEL EN DIFFICULTÉ.

Comment ?

Simplement en revenant à ce qui se faisait autrefois : payer tout en liquide, en monnaie sonnante et trébuchante.

Car si vous retirez de votre banque tous les mois en liquide ce dont vous avez besoin pour vos dépenses courantes, tous l'argent que vous aurez chez vous ne pourra pas être utilisé par la banque pour spéculer.

Sachez que pour la banque, le coefficient multiplicateur est de 50 actuellement : si vous retirez 1000€ en liquide, la banque a 50 000€ de moins pour spéculer (voir la note La monnaie, qu'est-ce ? (3) sur ce blog)

Vous pensez que votre banque ne spécule pas ?

Lisez donc les articles suivants :

Traité de Lisbonne, concurrence libre et non faussée, néolibéralisme

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/3cf2ad00-fe5c-11df-83d9-55e75714d428|0

reportage vendredi3 décembre 2010

Made in Italy à la chinoise

Une forte communauté d’immigrants venus du Wenzhou s’est implantée à Prato, bastion toscan de l’industrie textile. Ils fabriquent des vêtements de piètre qualité, qui bénéficient du précieux label d’origine italienne. Au grand dam des industriels locaux

Philippe Ridet envoyé spécial à Prato

Il fallait que cela arrive ici. Comme pour ajouter l’ironie à la plus grande conquête économique de la Chine en Europe. En Italie, pays de la mode et de Marco Polo. Au cœur de la Toscane «rouge», longtemps dominée sans partage par le Parti communiste, puis par le centre gauche. Dans cette ville de Prato, joyau médiéval de 180 000 habitants, concentré d’«italianité»: architecture ancienne, politique sociale avancée. Dans ce quartier dont les rues bordées de pins parasols portent les noms des régions de la Péninsule, rue du Piémont, de Vénétie, du Frioul.

C’est là qu’ils ont débarqué. Une centaine en 1989, aujourd’hui 40 000, peut-être davantage, et pour moitié clandestins, tous Chinois, tous originaires de Wenzhou (au sud de Shanghai), tous employés dans l’industrie de l’habillement.

«C’est une histoire absolument géniale. Ce ne sont pas seulement des immigrants chinois qui se sont installés à Prato faisant naître une des plus importantes communautés d’Europe, mais c’est la Chine et son modèle économique qui ont pris leurs quartiers en Toscane», s’étonne encore Silvia Pieraccini, journaliste résidant à Prato et auteure de L’Assedio cinese («L’assaut chinois», Ed. Il Sole 24 Ore Libri, 2010, non traduit), indispensable lampe de poche pour tous ceux qui désirent éclairer leur chemin dans cette jungle de façonniers, de grossistes, de détaillants qui ont inventé le business du prêt-à-porter low cost.

«A Prato, la Chine s’est rapprochée de 15 000 kilomètres du marché européen, explique encore la journaliste. Alors qu’auparavant un grossiste ou un détaillant de Bologne ou de Munich attendait sa commande en provenance de Shanghai pendant deux mois, ils sont désormais livrés en deux jours. Ici, on peut encore passer des commandes à 20 heures et récupérer la marchandise le surlendemain. Les Chinois peuvent même se charger du transport pour un prix de 50% inférieur.» Juste quelques chiffres. Chaque jour, un million de pièces d’habillement sont produites par les 4500 entreprises chinoises de Prato. Le tissu provient également de Chine. Prix au mètre: 75 centimes (le tissu italien se négocie à près de 6 francs pour la même longueur). Sortie d’un atelier de confection, une veste revient à environ 5 francs (sans compter l’étoffe): 40 centimes pour la taille, 60 pour les boutons, un peu plus d’un franc pour le repassage et 3 francs pour la couture. Compter 20 francs pour un manteau.

Le samedi soir et le dimanche, c’est la cohue dans les rues des zones industrielles de Iolo et de Macrolotto. Fourgonnettes, breaks et 4 × 4 immatriculés en Slovénie, en Pologne, en Allemagne ou en France embarquent la marchandise. Elle sera revendue 10 à 20 fois ce prix sur un marché de Palerme, dans une boutique de Ljubljana, de Bucarest ou dans une foire aux vêtements de Bourg-en-Bresse.

Les vêtements sont de piètre qualité – laine acrylique, acétate et polyester –, mais ils portent une étiquette qui fait rêver dans le monde entier: made in Italy. Chiffre d’affaires estimé de cette industrie: plus de 2 milliards et demi de francs par an, dont la moitié au noir. Chaque jour, 1,3 million repart dans les banques de Wenzhou. En 2009, année où l’Italie a connu une croissance négative (–1%), les Chinois de Prato ont décroché la lune: +13%.

Bien sûr, pour parvenir à de telles performances, il faut travailler «à la chinoise»: quinze ou seize heures de labeur quotidien, sept jours sur sept, sommeil et repas sur place, dans un atelier surchauffé ou dans des hangars balayés de courants d’air. Les droits des travailleurs? Oubliés. Seul le marché commande. «Ici vivent 30 000 esclaves», déplore le maire, Roberto Cenni, lui-même entrepreneur dans l’industrie du vêtement.

Elu en juin 2009, il a mis fin à soixante-trois ans de domination de la gauche sur la ville après avoir mené une dure campagne contre les Chinois, «leurs bruits et leurs odeurs». «Personne n’est attaché à sa machine à coudre, dément Roberto Wang, président de l’association Deuxième génération chinoise. Si un syndicaliste entrait dans un atelier en disant «je veux vous libérer de vos chaînes», on lui répondrait: «Mais de quoi tu parles? Le Chinois travaille pour sa famille, pour économiser et se mettre un jour à son compte en exploitant d’autres compatriotes.»

«Pourquoi dénoncer aujour­d’hui un esclavage alors que tout le monde se tait quand, à Naples, des Italiens triment dans les mêmes conditions pour des couturiers de Milan? s’interroge Fabiano Maggi, directeur du mensuel gratuit et bilingue It’s China. Les Chinois n’ont fait que s’adapter à un modèle économique qui existait déjà. On les dénigre parce qu’ils sont à leur compte et ont créé une industrie qui, avant eux, n’existait pas.» «En France, un Chinois est devenu Prix Nobel de littérature [le Franco-Chinois Gao Xingjian, en 2000]; en Italie, il passerait pour un délinquant et un fraudeur du fisc», se plaint Roberto Wang.

Mais au fait, pourquoi Prato? Les premiers arrivants ont d’abord travaillé pour les entreprises italiennes de vêtements présentes dans la province. Mais Prato, c’était avant tout la cité du textile. Environ 10 000 ateliers y étaient installés à l’époque où sont arrivés les premiers immigrants chinois. Le début des années 2000 marque le déclin de l’industrie textile locale, sous l’effet de la concurrence extrême-orientale.

Les entreprises ferment, libérant des milliers de mètres carrés d’entrepôts où les Chinois, qui commencent à se mettre à leur compte, s’installent. Là encore, les chiffres sont éloquents. En 1991, la province comptait 8141 manufactures de textile contre 2000 entreprises de vêtements. En 2009, les premières ne sont plus que 3300, les secondes ont plus que doublé. Du coup, les habitants de Prato se croient victimes d’une double peine infligée par l’Empire du Milieu: d’abord la quasi-disparition de l’activité qui avait fait leur fortune, puis l’assaut chinois. Deux événements contemporains mais indépendants l’un de l’autre.

Aujourd’hui, la ville fait face à un très gros problème. Comment rapprocher les «Toscans de souche» et les nouveaux venus de Wenzhou, qui prospèrent en vase clos? Alors que le parti anti-immigrés de la Ligue du Nord a plus que doublé ses voix entre 2009 et 2010, passant de 4 à 10% des suffrages dans la ville, le maire privilégie le bâton. Edicté en septembre 2010, un arrêté municipal oblige les commerces de bouche chinois à arborer une enseigne bilingue et à respecter un couvre-feu à minuit sous peine d’une amende de plus de 650 francs par infraction constatée. M. Cenni a promis de contrôler un atelier par jour. Cent cinquante-deux ont été visités par des forces de police conjointes (brigades financières, douanes et carabiniers) qui ont constaté… 152 effractions. A ce rythme, il faudra dix ans pour inspecter tous les ateliers, les halls d’expédition et les hangars de livraison.

Et après, que faire? Le consulat de Florence et l’ambassade de Rome traînent des pieds pour certifier l’identité d’un de leurs ressortissants mis en cause, empêchant la mise en œuvre de tout arrêté d’expulsion, et dénoncent, dans une comparaison osée, les «méthodes nazies» des autorités italiennes. La menace de mise sous séquestre des entreprises est souvent vaine. A peine soupçonnée – au choix ou tout ensemble – de fraude douanière, d’évasion fiscale, d’entorse au droit du travail, une entreprise vend son stock, disparaît et renaît sous un autre nom, avec, à sa tête, le frère, le cousin, l’oncle du précédent propriétaire. A Prato, deux entreprises meurent ainsi chaque jour, échappant aux contrôles.

Il y a bien le chemin du dialogue, mais il est ardu. «C’est la base de tout. Les Italiens doivent d’abord comprendre la mentalité chinoise», explique le sinologue Giorgio Trentin. «Je veux bien dialoguer, mais avec qui?» se plaint M. Cenni, qui attend que les autorités chinoises en Italie lui fournissent une liste d’interlocuteurs. Son ambition: convaincre les Chinois de monter leur production en gamme, d’acheter du tissu made in Prato, afin de créer «une coopération vertueuse toscano-chinoise».

Reste la deuxième génération. Tous les espoirs reposent sur elle. Mieux intégrée, scolarisée, parlant l’italien, elle peut être le trait d’union entre les deux communautés. Mais dans un pays où prévaut le droit du sang, aucun ressortissant chinois de la première comme de la deuxième génération n’a encore acquis la plus petite forme de visibilité institutionnelle en Toscane.

Symbole de cette incommunicabilité: quand trois Chinoises sont mortes, au mois de septembre, noyées dans leur voiture coincée dans un passage souterrain inondé par la pluie, les associations et le centre gauche ont demandé au maire que soit déclaré un jour de deuil municipal, comme un signal de sympathie envoyé à la communauté chinoise. M. Cenni a refusé.

Xu Quilin sera peut-être le symbole d’une future réconciliation des deux mondes. Arrivé à Prato au début du flux migratoire, il se sent Italien et dit n’avoir aucune intention de finir ses jours à Wenzhou. A la tête de la marque Giupel, vêtements de moyenne gamme, il a pris à rebours le chemin suivi par nombre de ses compatriotes. Il a italianisé son nom en «Guilini», paie – dit-il – ses impôts en Italie, s’est inscrit à la Confindustria (l’organisation patronale italienne) et exporte en Chine.

Le président de la province de Prato en a fait son «conseiller spécial» pour les affaires chinoises. Tout journaliste qui passe par Prato le visite, comme un monument. «Beaucoup de Chinois sont prêts à suivre mon exemple, récite-t-il. Ils se rendent compte qu’on peut aussi devenir riche dans la légalité.» Devenir riche… C’est le rêve des Chinois de Prato. Beaucoup y sont parvenus. Ils sillonnent les rues du Piémont, de Vénétie ou du Frioul à bord de puissantes Audi, Mercedes ou BMW invariablement noires.

 

02/12/2010

Curieux fait divers ...

lu sur :

http://www.liberation.fr/politiques/01012305638-le-domicile-de-segolene-royal-une-nouvelle-fois-visite

Le domicile de Ségolène Royal une nouvelle fois «visité»

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La socialiste, qui vient d'annoncer sa candidature à la primaire, dénonce «une tentative intolérable de (la) déstabiliser à un moment important».

L’appartement de l’ex candidate socialiste à l’Elysée Ségolène Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été «visité» par effraction mercredi, pour la troisième fois en quatre ans, a-t-on appris de sources concordantes.

Deux chambres et le bureau de l’appartement ont été «mis à sac», les tiroirs vidés et les objets personnels éparpillés, mais rien n’a été volé, a indiqué l’entourage de Royal.

«C'est le troisième viol de mon domicile. Une tentative intolérable de me déstabiliser à un moment important. Une mise en danger de la sécurité de mes enfants», accuse la présidente de la région Poitou-Charentes, dans une déclaration à l'AFP, précisant qu’elle compte porter plainte.

«Je vis seule avec mes deux filles et cette menace est particulièrement violente mais que l'on sache bien que je ne me laisserai pas intimider», prévient la socialiste qui raconte: «Les affaires intimes de mes filles ont été étalées comme pour leur faire peur. C'est intolérable. Je ne laisserai pas faire ça.»

Le ou les visiteurs sont entrés par la porte de la cuisine, qui a été fracturée, et ont également tenté de s’introduire sans succès dans la chambre de Mme Royal qu’elle verrouillait depuis le précédent cambriolage, a-t-on précisé de même source.

L’effraction a été confirmée de source policière.

Cette intrusion intervient deux jours après l’annonce de la candidature de Royal aux primaires socialistes.

Le domicile à Boulogne de la présidente de Poitou-Charentes avait été mis à sac une première fois le 17 août 2006, alors qu’elle s’apprêtait à déclarer sa candidature aux primaires socialistes, puis le 27 juin 2008 (bien: 27 juin), à la veille d’un discours de présentation de sa contribution avant le congrès du PS de Reims.

A l’époque, Royal avait estimé que ce cambriolage était «une affaire politique», relevant «la coïncidence très étrange» de l’effraction avec des déclarations dans lesquelles elle avait dénoncé «la mainmise sur la France du clan Sarkozy».

La majorité présidentielle avait réagi avec virulence, le Premier ministre François Fillon accusant Mme Royal «de perdre le contrôle d’elle-même».

En juin 2009, la juge d’instruction de Nanterre en charge de l’enquête sur les deux intrusions a lancé un mandat d’arrêt international contre une suspecte arrêtée en Suisse. Cette femme, une jeune Serbe, avait été identifiée comme l’un des auteurs possibles de l’effraction de 2006.

(Source AFP)

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Une association alerte sur les substances chimiques contenues dans les repas des enfants

lu sur :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/12/01/pres-de-80-substances-chimiques-dans-les-repas-quotidiens-d-un-enfant_1447578_3234.html

Une association alerte sur les substances chimiques contenues dans les repas des enfants

LEMONDE.FR | 1 décembre 2010 | avec AFP | 654 mots

Plus de quatre-vingts substances chimiques, dont certaines susceptibles d'être cancérigènes, sont ingérées en une seule journée par un enfant de 10 ans à travers ses repas composés suivant les recommandations du ministère de la santé, selon une étude du mouvement Générations futures – qui milite notamment pour une agriculture sans pesticides et sans OGM – et du réseau Health and Environnement Alliance, en partenariat avec WWF-France et le Réseau environnement santé. (Lire l'article du Monde, en édition abonnés, "Des résidus chimiques dans l'assiette des enfants").

Les associations, qui lancent une campagne de sensibilisation intitulée "Cancer et environnement", ont acheté dans des supermarchés de l'Oise et de Paris entre juillet et septembre les denrées alimentaires généralement consommées en quatre repas et un encas en une journée par un enfant d'une dizaine d'années. Ces repas-types, incluant les recommandations officielles – telles que cinq fruits et légumes frais, trois produits laitiers et 1,5 litre d'eau par jour – ainsi que des friandises, ont été examinés par plusieurs laboratoires indépendants en France et en Belgique pour y détecter la présence de substances chimiques, pesticides, métaux lourds et autres polluants.

Le bilan de l'assiette, selon cette étude publiée mercredi, est accablant : cent vingt-huit résidus, quatre-vingt-une substances chimiques, dont quarante-deux sont classées cancérigènes possibles ou probables et cinq substances classées cancérigènes certaines ainsi que trente-sept substances susceptibles d'agir comme perturbateurs endocriniens (PE). "Même si, dans la quasi-totalité des cas, les limites légales pour chaque substance chimique prise individuellement ne sont pas dépassées, on voit bien dans notre enquête que la réalité de l'exposition des consommateurs aux contaminants possiblement cancérigènes et/ou PE est préoccupante", note l'association.

LE SAUMON, LE PLUS RICHE EN PESTICIDES

Pour le petit-déjeuner, le beurre et le thé au lait contiennent à eux seuls plus d'une dizaine de résidus cancérigènes possibles et trois avérés comme des cancérigènes certains ainsi que près d'une vingtaine de résidus susceptibles de perturber le système hormonal.

La pomme, importée du Brésil, prévue comme encas, présente des traces de six substances chimiques, dont un fongicide pourtant interdit en France. Même chose pour les haricots verts du Kenya, inclus dans le déjeuner, sur lesquels l'étude a détecté des traces d'un insecticide puissant également interdit dans l'Union européenne.

Le steak haché, le thon en boîte, et même la baguette de pain et le chewing-gum, étaient truffés de pesticides et autres substances chimiques. Dans l'eau du robinet les analyses ont révélé la présence de nitrates et chloroforme. Mais c'est le steak de saumon prévu pour le dîner qui s'est révélé le plus "riche" avec trente-quatre résidus chimiques détectés. Même l'examen de l'assiette en plastique utilisée pour réchauffer le repas au micro-onde n'en était pas exempte.

"COCKTAILS CONTAMINANTS"

Le risque final pour le consommateur de ce "cocktails de contaminants" "est probablement sous-estimé", selon l'étude. Le problème serait-il résolu par un lavage voire un épluchage systématique des fruits et légumes avant consommation ?"Certaines études montrent que ces précautions ne sont pas suffisantes voire qu'elles sont inutiles", a souligné Générations futures. De même, "l'impact de ces résidus dans les aliments conjugué aux autres substances chimiques auxquelles nous sommes exposés tous les jours, par l'air, les cosmétiques, les biocides, n'est pas évalué non plus".

Le but de l'étude "est de faire prendre conscience aux citoyens et aux responsables publics de la part importante que représentent les facteurs de risque environnementaux parmi les causes de cancers et ainsi de les inciter à agir et prendre les mesures qui s'imposent". Le groupement d'associations milite donc pour "l'application du principe de précaution dans l'objectif de diminuer au maximum l'exposition environnementale, et notamment alimentaire, de la population à des substances soupçonnées d'être cancérigènes ou PE" en interdisant notamment"l'usage de pesticides au champ" et l'utilisation de certains additifs.

Pour en savoir plus :

- Lire le détail de l'étude sur le site www.menustoxiques.fr. L'étude est égalementdisponible en PDF

- Le site de Générations futures (ex-Mouvement pour le droit et le respect des générations futures) : www.mdrgf.org

- Le site de la campagne Cancer et environnement : www.environnement-et-cancer.com

01/12/2010

Les frères Sarkozy et les retraites

à lire sur MEDIAPART :

Retraite: la Banque de France bloque la «joint-venture» des frères Sarkozy

Grâce à l'appui discret de l'Elysée, et le renfort de la CNP, société partiellement contrôlée par l'Etat, Guillaume Sarkozy espérait créer un champion privé de la retraite complémentaire. Selon les informations de Mediapart, il vient toutefois d'essuyer un camouflet: son projet n'a pas reçu l'agrément de la Banque de France.

La foot et le blanchiment d'argent

lu sur :

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/a5e45a22-f9a5-11df-ba16-b7d6d5319130/Le_blanchiment_gangr%C3%A8ne_du_football

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Le blanchiment, gangrène du football


Les affaires de corruption individuelle paraissent bien mièvres par rapport aux milliards d’argent sale qui transitent via les réseaux tentaculaires du ballon rond. Un rapport international sonne l’alarme

La FIFA défraie – le cas de le dire – la chronique depuis les révélations du Sunday Times au mois d’octobre. Six dignitaires ont été suspendus pour «violation du Code éthique». Au-delà de ces affaires personnelles – et à moins que le choix des pays hôtes des Coupes du monde 2018 et 2022, le 2 décembre, ne tourne au comique troupier – une maladie autrement plus grave est en train de gangrener le football: le blanchiment d’argent. Une étude réalisée par le très sérieux GAFI (Groupe d’action financière, lire l’encadré), lequel dépend de l’OCDE, étude intitulée «Money Laundering through the Football Sector», pointe le problème des deux index: le milieu du ballon rond représente le terreau idéal pour le lavage des capitaux boueux.

Le contexte général

Les profits galopants et l’économie globalisée constituent des facteurs de risques accrus pour que l’argent sale investisse le sport, dit le rapport. Quelles disciplines en particulier? Le foot, le cricket, le rugby, les courses de chevaux, de motos et de voitures, le hockey sur glace, le basket et le volley.

Pourquoi le foot en pole position? Parce qu’il s’agit du «candidat idéal», écrit le GAFI. Des milliards de fans, 265 millions de pratiquants dont 38 millions de licenciés, 5 millions de dirigeants et d’arbitres, 301 000 clubs, la globalisation du marketing et des transferts depuis l’arrêt Bosman de 1995, l’impact social grandissant, tout est réuni afin d’établir de «bonnes» connexions avec le crime organisé.

L’aspect financier

La FIFA étant divisée en six Confédérations renfermant la bagatelle de 208 Etats – donc autant de membres physiques – le «parapluie» est largement ouvert. D’autant que la plupart des gouvernements admettent, dans leur politique pratiquée, la spécificité du sport, son importance sociale, éducative et culturelle, faisant de lui un domaine économique à part.

Pour mieux cerner les enjeux pécuniaires, il suffit de jeter un œil à un autre rapport, celui établi par le cabinet d’audit Deloitte concernant la saison footballistique 2008/2009 en Europe, la Confédération évidemment la mieux nantie: 15,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires (13,8 l’exercice précédent), 7,9 milliards (7,7 en 2007/2008) de revenus pour les cinq ligues majeures – Angleterre (2,3), Allemagne (1,575), Espagne (1,501), Italie (1,494), France (1,048), celle-ci pour la première fois au-dessus du milliard. Les salaires des joueurs dans ce même «big five» ont augmenté de 6% et s’établissent à un niveau supérieur à 5 milliards d’euros, le bénéfice d’exploitation à 172 millions. 47% des ressources (3,712 milliards) proviennent des droits TV.

Derrière les cinq, les Pays-Bas plafonnent à 422 millions de rentrées, illustrant le fossé qui se creuse inexorablement.

Le GAFI relève que de tels flux financiers naviguent entre clubs, joueurs, sponsors, médias, investisseurs, agents, propriétaires de stades, réseau qui rend à la fois aisé la pratique de l’évasion fiscale et du blanchiment, et complexe la détection de ces délits.

Les cas concrets

1. Renflouer un club amateur. Une brigade financière s’est aperçue que les comptes d’un petit club, régulièrement en déficit, étaient comblés en fin de saison par des versements exceptionnels d’un businessman via plusieurs de ses sociétés. Il se trouve que le quidam était aussi président dudit club, et que ses ­retraits intempestifs ont compromis l’équilibre de ses compagnies. Il est actuellement inculpé de détournements de fonds et blanchiment. (Source: France).

2. Investir dans un club en difficulté financière. La brigade fiscale du pays «B» reçoit un avis bancaire de transactions suspectes concernant le club «A», qui cherche plusieurs millions d’euros afin d’éviter la faillite. Un groupe sud-américain, lié à un homme qui a déjà investi dans plusieurs clubs à l’étranger, fait une proposition. Après enquête, ces fonds se sont avérés d’origine illégale. (Source: Belgique).

3. Placer l’argent de la drogue dans le football. Humble citoyen mexicain qui revient au bercail une fois avoir fait fortune outre-mer, M. Untel rachète un club qui végète en 3e division, sans espoir de rendement. Pourtant, il paie des salaires élevés, modernise les infrastructures et se moque du sponsoring. L’équipe monte en 2e division. Et son mécène est identifié comme le patron d’un réseau de trafiquants de drogue… (Source: Mexique).

4. Devenir propriétaire d’un club. En 2006, un club italien connu décide de mettre ses actions sur le marché boursier. Aussitôt, elles grimpent au plafond. Simultanément, des individus menacent par téléphone le président du club s’il refuse de leur céder ses parts (environ 24 millions d’euros). Les investigations conduites par le procureur de la République mèneront tout droit à une organisation mafieuse opérant en Italie centrale, désireuse d’acquérir le club. Les poursuites portant sur le blanchiment d’argent et l’extorsion de fond sont en cours. (Source: Italie).

5. Transférer des joueurs. Un club d’Amérique du Sud lourdement endetté, sis dans un pays «Z», signe un contrat de management avec un fonds d’investissement basé sur le territoire d’un paradis fiscal. Lequel fonds promet d’effacer l’ardoise du club, puis achète un footballeur en Argentine pour 20 millions de dollars. Le club acquéreur du pays «Z» transfère enfin l’argent sur un compte que le vendeur possède dans un troisième pays. Ainsi les 20 millions n’ont-ils jamais pénétré en Argentine ni été taxés. (Source: Argentine).

Le GAFI énumère de la sorte une quinzaine d’exemples réels, où l’on voit encore le rôle trouble de certains agents de joueurs et les dégâts causés par les paris truqués sur Internet. Tous montrent à quel point il est facile de blanchir des sommes colossales et d’escroquer le fisc par le truchement du football.

Les moyens de lutte

Que ce soit à l’échelon politique international et national, à celui des instances dirigeantes – la Ligue française, la Federcalcio italienne, l’UEFA, le CIO, la FIFA ont déjà mis en place certains garde-fous –, les mesures à appliquer convergent vers ces thèmes: créer une prise de conscience généralisée du danger; appliquer la transparence financière dans tout système de gouvernance; ­explorer les pratiques entrepreneuriales les plus «propres»; mieux coopérer, du côté des ­associations sportives, avec le secteur privé; unifier les règlements ­internationaux; développer l’entente internationale entre brigades financières et administrations fiscales; se pencher sérieusement sur comment mettre une muselière aux paris sur le Net. Car là, on végète à l’âge de pierre législatif.

 

lire aussi :

10:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

30/11/2010

À propos du cambriolage de Rue89 ...

... j'aurais une suggestion à faire au ministre de l'intérieur :

Plutôt que de faire faire les cambriolages politiques par des barbouzes, mieux vaut influencer des petits malfrats pour qu'ils le fassent, en leur donnant tous les moyens nécessaires si besoin est. Çà ne doit pas être très difficile, ces gens là n'ont pas beaucoup de jugeote.

Après quoi on les arrête (pas difficile : on les connaît), et on pirate les disques durs des ordinateurs tranquillement, dans les locaux de la police.

Ce serait tout bénéfice : efficacité prouvée de la police ! Pas de mise en cause des politiques !

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lu sur :

http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2010/11/30/cambriolage-des-locaux-de-rue89-deux-suspects-arretes_1446715_3236.html

Cambriolage des locaux de Rue89 : deux suspects arrêtés

LEMONDE.FR | 30 novembre 2010 | avec AFP | 141 mots

Un des cambriolages dont la presse française a récemment été victime, celui des locaux du site Rue89, fin novembre, a été résolu par l'arrestation de deux suspects.

Deux jeunes gens de 18 et 20 ans, dont un est déjà connu de la police pour des affaires de vol et de drogue, ont été arrêtés lundi après avoir été reconnus par des policiers du commissariat du 20e arrondissement de Paris sur les images de vidéosurveillance. Dans la nuit du 20 au 21 novembre, la porte des locaux de Rue89 avait été forcée et une vingtaine d'ordinateurs avaient été dérobés. Des complices seraient toujours en fuite.

"CERTAINS ONT VOULU SUGGÉRER UN COMPLOT POLITIQUE..."

Le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, y a vu un démenti aux rumeurs selon lesquelles les vols dans des locaux de presse seraient le fait d'officines privées ou de services de renseignement. "Certains ont voulu suggérer un complot politique et se sont laissés aller à espérer un nouveau Watergate. En réalité, il s'agissait d'un vol crapuleux", a-t-il dit aux journalistes lors d'une visite au siège de la police judiciaire parisienne.

Brice Hortefeux visait le co-fondateur de Rue89, Pierre Haski, qui avait évoqué après le cambriolage "un contexte politique lourd""Il n'est pas possible, à ce stade, de dire s'il s'agit d'un simple cambriolage crapuleux, d'une tentative de mettre la main sur des données ou simplement de nous intimider", avait déclaré Pierre Haski.

Par contre, les enquêtes se poursuivent concernant d'autres cambriolages à l'hebdomadaire Le Point, chez un journaliste du Monde et dans les locaux du site Internet d'information Mediapart. Les dirigeants de ces médias ont fait remarquer que les vols étaient plus "ciblés" sur les ordinateurs de journalistes travaillant sur les affaires sensibles, comme les enquêtes visant l'héritière de L'Oréal LilianeBettencourt et l'attentat de Karachi.

29/11/2010

WikiLeaks : où chercher les mémos ?

lu sur :

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2010/11/29/boussole-wikileaks-sy-retrouver/#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20101129-[zonea]

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29 novembre 2010

 

Le site WikiLeaks a commencé à publier (1) dimanche soir une partie des 251 287 documents en sa possession, retranscrivant de nombreux échanges et rapports d’agents diplomatiques américains, parfois confidentiels, écrits entre 1996 et 2010.

Ces publications s’effectuent en collaboration avec les rédactions du New York Times (Etats-Unis), du Guardian (Grande-Bretagne), d’El Pais (Espagne), du Spiegel (Allemagne) et du Monde pour la France, dont les journalistes ont commencé à analyser et synthétiser les informations contenues dans ces câbles, en fonction de leur importance (voir les dossiers du Monde sur la question).

Mais ces sites, de même que WikiLeaks, veulent également rendre accessibles ces données brutes aux internautes. Et le premier outil de base, afin de consulter ces câbles, reste le moteur de recherche. Plusieurs interfaces sont apparues sur la Toile, permettant de trouver les documents publiés sur WikiLeaks grâce à des mots clés ou à des zones géographiques. Ces moteurs vont du simple (mais efficace) formulaire (2), relié directement à la base de données du site, jusqu’à la carte interactive du Guardian…(3)

Guardian

… en passant par des applications plus ou moins complexes, à l’image de celle publiée (4) par le site Owni en collaboration avec Slate.fr et LeSoir.be.

Le New York Times a pour sa part décidé de mettre en ligne (5) une sélection de 18 “statelogs” sur les 226 déjà sortis sur WikiLeaks. Autre effort de synthèse de cette base de données : les statistiques, que le site a déjà produites (6), afin de mieux cerner la nature des renseignements publiés. Ce qui a permis au Spiegel (7) et à El Pais (8) de créer des “Atlas interactifs” qui affichent quels pays sont les plus concernés par ces documents et sur quelles périodes.

(1) http://cablegate.wikileaks.org/articles/2010/Wikileaks-entame-la-publication-de.html

(2) http://rpgp.org/cable/

(3) http://www.guardian.co.uk/world/interactive/2010/nov/28/us-embassy-cables-wikileaks

(4) http://statelogs.owni.fr/

(5) http://www.nytimes.com/interactive/2010/11/28/world/20101128-cables-viewer.html?hp#report/cables-09TRIPOLI771

(6) http://cablegate.wikileaks.org/

(7) http://www.spiegel.de/flash/flash-24857.html#tab=0

(8) http://www.elpais.com/graficos/internacional/intercambio/documentos/zonas/calientes/planeta/elpepuint/20101128elpepuint_2/Ges/

28/11/2010

Hôpitaux : ACCIDENTS EN LIEN AVEC DES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/26/neuf-cents-accidents-medicaux-par-jour-dans-les-hopitaux-francais_1445165_3244.html

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Neuf cents accidents médicaux par jour dans les hôpitaux français

Selon la 2e enquête nationale sur les événements indésirables graves liés aux soins (Eneis), 400 accidents pourraient être évités.

 

Neuf cents accidents médicaux, en moyenne, surviennent chaque jour dans les hôpitaux et cliniques français, révèle la deuxième enquête nationale (*) sur les événements indésirables graves liés aux soins (Eneis), publiée par le ministère du travail et de la santé. Sur ce total, quatre cents seraient "évitables" estime le rapport. Ce résultat élevé est proche de celui de 2004.

Chaque année, ce sont donc entre 275 000 et 395 000 "événements indésirables graves" (EIG) qui surviendraient dans les établissements hospitaliers français, estime l'étude. "Globalement, ça n'est pas brillant", convient Philippe Michel, directeur du Comité de coordination de l'évaluation clinique et de la qualité en Aquitaine (CCECQA), coauteur de l'étude réalisée avec la Drees (évaluation et statistique). "Mais cela ne doit pas masquer les progrès qui ont été faits, par exemple en anesthésie-réanimation ou contre les infections nosocomiales, c'est-à-dire contractées à l'hôpital", tempère-t-il.

Les EIG évitables (de 160 000 à 290 000 par an) sont ceux "qui n'auraient pas eu lieu si les soins avaient été conformes à la prise en charge considérée comme satisfaisante au moment de leur survenue". "Vingt pour cent des EIG évitables survenus à l'hôpital ou en clinique sont associés à des médicaments (...). Ils sont en cause dans quasiment la moitié des cas d'EIG ayant entraîné une hospitalisation", ajoute Philippe Michel.

DES ACCIDENTS EN LIEN AVEC DES CONDITIONS DE TRAVAIL DÉGRADÉES

Il évoque le problème des traitements anticoagulants, où l'on n'enregistre guère de progrès, avec des traitements compliqués qui peuvent être difficiles à gérer par des patients âgés. Autre tendance, "une augmentation des hospitalisations pour infection du site opératoire, qui peut être liée à l'identification au domicile d'une infection contractée dans un établissement de santé. Mais cela peut être aussi la conséquence d'une mauvaise prise en charge des plaies opératoires en ambulatoire [hors de l'hôpital]", dit-il. Comme en 2004, l'étude pointe des "défaillances humaines des professionnels", moins souvent en lien avec des défauts de connaissances qu'avec des conditions de travail dégradées, "une supervision insuffisante des collaborateurs" ou encore une "mauvaise organisation" ou un "déficit de communication entre professionnels", note le Dr Michel.

Cependant, tous les événements indésirables liés aux soins ne sont pas considérés comme évitables. Ils peuvent aussi résulter de risques auxquels est exposé le patient dans le cadre de soins optimaux, souligne l'étude. Ils touchent plus fréquemment des patients fragiles, âgés, souvent déjà dans un mauvais état de santé.

Le plus souvent, l'événement indésirable entraîne un prolongement d'hospitalisation, mais le pronostic vital ou une incapacité à la sortie de l'hôpital peuvent être en jeu, voire, plus rarement, la mort.

 

(*) voir :

http://www.sante-sports.gouv.fr/no-17-les-evenements-indesirables-graves-associes-aux-soins-observes-dans-les-etablissements-de-sante.html

Manœuvres militaires Israélo-Italiennes

lu sur :

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid...

« Shalom » Rome-Tel Aviv, une poignée de mains entre entités spatiales
Tandis que dans la base sarde de Decimomannu s’est conclue une manoeuvre militaire conjointe de 50 chasseurs


Le 27 novembre 2010

Les chasseurs-bombardiers israéliens ont attaqué leurs objectifs pendant dix jours avec des bombes et des missiles. Pas à Gaza, pas au Liban, mais en Sardaigne où hier, dans la base aérienne militaire de Decimomannu (Cagliari), s’est terminée la manoeuvre Vega 2010. Y ont participé 600 militaires et 50 avions de guerre italiens et israéliens. Les chasseurs-bombardiers israéliens étaient des F-15 et F-16, les mêmes que ceux qui, il y a deux ans, ont martelé pendant plus de 20 jours la population de Gaza dans l’opération « Plomb durci ». Ils devaient aussi être stealth (invisibles) : ils ont en effet disparu du communiqué de l’aéronautique italienne sur la manœuvre Vega 2010.

Map of Azienda Arno























Pendant que les chasseurs-bombardiers israéliens volaient au-dessus de la Sardaigne, en s’entraînant pour des attaques encore plus mortelles grâce aux systèmes électroniques sophistiqués de la base de Decimomannu, le ministre des affaires étrangères Frattini s’envolait pour Israël pour « donner une impulsion au processus de paix ». Après de cordiaux entretiens avec le premier ministre Netanyahu et les ministres des affaires étrangères et de la défense Lieberman et Barak, Frattini a aussi rencontré le président de l’Anp Abu Mazen, en déclarant que « autant Israël que les Palestiniens de Gaza sont détenus en otage par le mouvement islamique Hamas ».

La visite a culminé avec le « Forum italo-israélien de la science », ouvert par Frattini le 23 novembre à Tel Aviv. « Nous ne pourrions pas échanger nos technologies, notre know-how et nos expériences - a-t-il déclaré- si nous n’étions absolument sûrs de la confiance réciproque qui existe et continuera à exister entre nos pays ». Les Agences spatiales d’Italie et d’Israël (Asi et Isa) ont ainsi annoncé la signature du projet Shalom pour la réalisation de deux satellites de technologie conjointe, pouvant effectuer des observations à l’infrarouge visible et à l’ultraviolet. L’accord entre dans le cadre de la coopération spatiale, lancée en 2009 avec l’implication des communautés scientifiques et industrielles des deux pays. Ce n’est pas un hasard - a souligné Frattini- si l’Italie est le premier partenaire européen d’Israël pour la coopération scientifique, après seulement les Etats-Unis.

En effet ce n’est pas un hasard. Malgré son intitulé, « Shalom » (Paix), le projet de coopération spatiale italo-israélien a aussi, selon toutes probabilités, des finalités militaires. La Loi du 17 mai 2005 n. 94 sur la coopération militaire Italie-Israël (approuvée par le parlement dans un consensus bipartisan) prévoit non seulement des exercices militaires conjoints, comme Vega 2010, mais aussi une étroite coopération dans la recherche et la production de technologies militaires. Ces activités sont soumises à l’ « accord de sécurité » et, donc, secrètes. Comme Israël possède des armes nucléaires, de hautes technologies italiennes peuvent ainsi être secrètement utilisées aussi pour potentialiser les capacités d’attaque des vecteurs nucléaires israéliens. Comme ceux qu ont participé aux exercices de Decimomannu, tandis que Frattini en Israël donne « une impulsion au processus de paix ».

Edition de samedi 27 novembre 2010 de il manifesto

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe.

24/11/2010

PALESTINE : un obstacle de plus

lu sur :

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/11/22/israel-impose-un-referendum-avant-tout-retrait-du-golan-et-de-jerusalem-est_1443680_3218.html

Israël impose un référendum avant tout retrait du Golan et de Jérusalem-Est

Avec cette loi controversée, le Parlement israélien impose un préalable à la conclusion de tout accord de paix avec la Syrie et les Palestiniens.

Le Parlement israélien a adopté lundi 22 novembre une proposition de loi controversée imposant un référendum avant tout retrait du plateau syrien du Golan et de Jérusalem-Est, imposant ainsi un préalable à la conclusion de tout accord de paix avec la Syrie et les Palestiniens.

Le texte a été comme prévu définitivement adopté, par 65 voix contre 33, à l'issue d'une deuxième et troisième lectures par la Knesset, le Parlement israélien. Il avait obtenu récemment le feu vert en première lecture avec l'appui du gouvernement. Les débats, qui avaient commencé en milieu d'après-midi, se sont achevés tard dans la soirée.

Ce texte devenu loi, déposé par Yariv Levin, un député du Likoud (droite), le parti du premier ministre Benyamin Nétanyahou, stipule qu'un référendum devra être organisé avant l'application de tout accord prévoyant un retrait de n'importe quel territoire israélien. Il prévoit toutefois qu'un référendum ne sera pas nécessaire si une majorité qualifiée des deux tiers (80 députés sur 120) vote en faveur d'un retrait dans le cadre d'éventuels accords avec la Syrie ou les Palestiniens.

LA COLONISATION, AU CŒUR DU CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

Israël occupe Jérusalem-Est, à majorité palestinienne, et le plateau du Golan, réclamé par la Syrie, depuis la guerre de juin 1967, et les a annexés respectivement en juin 1967 et en 1981. Ces annexions n'ont pas été reconnues par la communauté internationale, qui considère Jérusalem-Est et le Golan comme des territoires occupés.

Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat, tandis que la Syrie exige pour conclure un traité de paix la restitution totale du Golan jusqu'aux rives du lac de Tibériade, principale réserve d'eau douce d'Israël, qui s'y refuse. Dimanche, Mahmoud Abbas avait déclaré que l'Autorité palestinienne ne retournerait à la table des négociations que si un gel de la construction de colonies, y compris à Jérusalem-Est, était prononcé. "S'il n'englobe pas Jérusalem, c'est-à-dire s'il n'y a pas de gel total de la colonisation dans tous les territoires palestiniens, y compris Jérusalem, nous ne l'accepterons pas", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien, au Caire, avec le président égyptien Hosni Moubarak.

Sauver les banques ou les Irlandais ?

lu sur :

http://www.france.attac.org/spip.php?article11925...

L’Irlande faisait figure, pour les marchés financiers, de bon élève de la zone euro, illustrant le triomphe d’une politique ultralibérale, basée sur des impôts réduits, des excédents budgétaires, ainsi que sur un secteur financier débridé. Pourtant le « tigre celtique » a fini par payer le prix de ses « vertus ». Après l’éclatement de la bulle de spéculation immobilière, les banques irlandaises se sont rapidement retrouvées au bord de la faillite.

Le gouvernement est alors passé à la caisse, et les excédents budgétaires se sont transformé en gouffre : 32% de déficit en 2010. Plus dure sera la chute, non pour les banques mais pour le peuple irlandais. En effet le plan de « sauvetage » lancé par l’Union européenne et le FMI vise avant tout à sauver les banques… étrangères, surtout allemandes, britanniques, françaises, italiennes, qui avaient prêté massivement aux banques irlandaises pour profiter du « miracle irlandais ».

En contrepartie des sommes débloquées pour refinancer le secteur bancaire, le peuple irlandais doit pour la seconde fois remettre le couvert de l’« austérité », de manière encore plus drastique : au programme, plus de 100.000 suppressions d’emplois publics, des coupes dans les allocations chômage et familiales, ainsi qu’une réduction du salaire minimum.

Des mesures d’autant plus drastiques que le gouvernement refuse d’envisager toute augmentation de la fiscalité sur les sociétés (12,5% contre 33% en France) ; Google, Microsoft et Intel, largement implantés en Irlande, l’avaient d’ailleurs menacé de représailles en cas contraire.

Injuste, cette politique d’austérité est de surcroit absurde, puisqu’elle aggrave la hausse du chômage et assèche la demande intérieure. Ainsi l’agence de notation financière Moody’s a-t-elle indiqué qu’elle allait probablement abaisser « de plusieurs crans » la note souveraine de l’Irlande, en raison des incertitudes économiques nourries par les nouvelles mesures d’austérité... prises pour « rassurer les marchés » !

Les actionnaires des banques irlandaises et européennes doivent payer le prix de leurs erreurs, pas les salariés et contribuables. Pour éponger leurs pertes, la BNP, la Société Générale, Deutsche Bank, HSBC... doivent immédiatement geler tout versement de dividendes.

Aujourd’hui, combattre cette politique globale d’austérité, et avancer de véritables alternatives en rupture avec le modèle néolibéral sont des enjeux essentiels. En Grèce, en France, en Espagne, au Portugal, en Grande-Bretagne, maintenant en Irlande, un processus de mobilisations populaires de grande ampleur est engagé dans la durée. Attac France, avec les Attac d’Europe et le mouvement social européen, y contribuera dans toute la mesure du possible.

A ce titre, Attac France sera présente samedi 27 novembre à 15h devant le siège de l’Union européenne à Paris, en solidarité avec les manifestations qui se dérouleront en Irlande au même moment.

Attac France,

Paris, le 24 novembre 2010

23/11/2010

Logiquement, çà devrait marcher ...

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/l-appel-de-cantona-a-retirer-l-argent-des-banques-23-11-2010-1265711_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101123

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BANQUES

L'incroyable appel de Cantona

Publié le 23/11/2010 à 07:50 - Modifié le 23/11/2010 à 08:59

"S'il y a 20 millions de gens qui retirent leur argent, le système s'écroule (...). La révolution se fait par les banques" : une vidéo d'Éric Cantona, sur le Web depuis début octobre, suscite un buzz croissant avec un appel à vider chacun nos comptes bancaires. "Pour parler de la révolution, on va pas prendre les armes, on va pas aller tuer des gens. Il y a une chose très simple à faire (...). Le système est bâti sur le pouvoir des banques. Donc il peut être détruit par les banques", y explique doctement l'ancienne star de Manchester United. "Au lieu d'aller dans les rues faire des kilomètres (pour manifester), tu vas à la banque de ton village et tu retires ton argent", propose-t-il dans cette vidéo. Réalisé pendant un entretien au journal régional Presse Océan, le clip sous-titré en plusieurs langues a été visionné par plusieurs dizaines de milliers de personnes.

"Et s'il y a 20 millions de personnes qui retirent leur argent, le système s'écroule : pas d'arme, pas de sang, rien du tout. À la Spaggiari", dit-il avec un sourire ironique en faisant référence au truand Albert Spaggiari auquel a été attribué le "casse du siècle" d'une banque à Nice en 1976. "Trois millions, dix millions de gens et là il y a une vraie menace. Et là il y a une vraie révolution. La révolution se fait par les banques", poursuit le footballeur, parrain d'une campagne de la fondation Abbé Pierre sur le "mal-logement" en France.

L'appel de "Canto", qui date du 6 octobre, a donné des idées à des internautes qui ont attiré l'attention de la presse internationale en le relayant via YouTube et Facebook. Sur une page du réseau social, quelque 12.000 personnes affirment vouloir participer à l'événement spécialement créé "Révolution ! Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques."

22/11/2010

Karachi: Fillon refuse au juge Van Ruymbeke une perquisition à la DGSE

Lu sur :

http://www.liberation.fr/politiques/01012303732-karachi-fillon-refuse-au-juge-van-ruymbeke-une-perquisition-a-la-dgse

Karachi: Fillon refuse au juge Van Ruymbeke une perquisition à la DGSE

L'objectif était de saisir «tout document relatif à l'enquête», comme le contenu des écoutes téléphoniques réalisées en 1995.

22/11/2010 à 16h36

Le Premier ministre François Fillon a refusé au juge Renaud Van Ruymbeke l'autorisation de perquisitionner les locaux de la DGSE à Paris dans un des volets de l'enquête sur l'affaire de Karachi, a-t-on appris lundi.

Selon une source proche du dossier, le magistrat avait sollicité jeudi la déclassification temporaire des locaux de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) pour mener cette perquisition. Elle avait pour objectif de saisir «tout document relatif à l'enquête», comme le contenu des écoutes téléphoniques réalisées en 1995 sur des membres du cabinet de François Léotard lorsqu'il était ministre de la Défense de 1993 à 1995, selon la même source.

Cette perquisition était prévue pour mercredi, selon cette source. «La déclassification temporaire de tout ou partie des locaux de la DGSE (...) ne peut recueillir mon accord», écrit François Fillon, dans sa réponse datée de vendredi, «compte-tenu en particulier de l'avis défavorable émis ce jour par le président de la Commission consultative du secret de la défense nationale» (CCSDN), selon cette source proche du dossier.

La nouvelle loi sur l'accès à des documents classés secret défense prévoit notamment une déclassification temporaire d'un lieu protégé par le secret défense. Si le magistrat veut consulter des dossiers, les documents classifiés sont mis sous scellés en présence du président de la CCSDN.

Le magistrat saisit ensuite l'autorité administrative à l'origine de la classification, qui se tourne alors vers la CCSDN disposant de deux mois pour rendre un avis consultatif. Les avis de la CCSDN ont, dans la très grande majorité des cas, été suivis par l'autorité concernée (ministère, Elysée ou Matignon).

(Source AFP)

DOSSIER Karachi : derrière l’attentat, l’ombre d’une affaire d’Etat

21/11/2010

Fait divers d'automne

lu sur :

http://www.lepoint.fr/societe/rue89-se-fait-cambrioler-une-vingtaine-d-ordinateurs-voles-21-11-2010-1265088_23.php

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Rue89 se fait cambrioler, une vingtaine d'ordinateurs volés

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Les locaux de Rue 89 à Paris ont été cambriolés dans la nuit de samedi à dimanche et une vingtaine d'ordinateurs ont été volés, annonce le site d'information. Le ou les cambrioleurs ont défoncé la porte en bois de la rédaction, située au premier étage d'un bâtiment du 20e arrondissement, qui abrite surtout des start-up technologiques. Le cambriolage a été découvert dimanche matin par Blandine Grosjean, rédactrice en chef adjointe, et la police est venue sur place pour les premières constatations. Ce n'est pas la première fois que Rue89 est cambriolé depuis son lancement en mai 2007, souligne le site.

À deux reprises, en août 2007 et en mars 2010, les locaux ont été "visités" et des ordinateurs volés. Il s'agissait toutefois de la précédente adresse de Rue89, beaucoup moins sécurisée, en théorie, que l'actuelle. "Même s'il intervient dans un contexte politique lourd, avec le vol de plusieurs ordinateurs de journalistes enquêtant sur l'affaire Bettencourt et les polémiques sur la surveillance des journalistes, il n'est pas possible, à ce stade, de dire s'il s'agit d'un simple cambriolage crapuleux, ou d'une tentative de mettre la main sur des données ou simplement de nous intimider", écrit Pierre Haski, le directeur de la rédaction. Les ordinateurs du cofondateur et directeur du site Pierre Haski et celui d'un enquêteur du site d'info, François Krug, ont été dérobés. Les portes ont été fracturées à l'aide d'un extincteur, a-t-elle précisé.

19/11/2010

Médicaments et accidents de la route

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/anne-jeanblanc/ces-medicaments-responsables-des-accidents-de-la-route-18-11-2010-1264159_57.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101119

Ces médicaments responsables des accidents de la route

Publié le 18/11/2010 à 13:17 Le Point.fr

En France, 3,3 % des accidents de la route sont liés à la consommation de médicaments ayant un niveau 2 ou 3 de risque pour la conduite automobile, selon une vaste étude française publiée par PLoS Medicine. C'est la plus grande enquête menée à ce jour sur les liens entre insécurité routière et prescription médicale. Fruit d'une collaboration entre divers organismes (Afssaps, Inserm, Assurance maladie et Institut de recherche sur les transports et leur sécurité), elle porte sur plus de 70.000 conducteurs impliqués dans un accident corporel entre 2005 et 2008. "Ce travail, explique Emmanuel Lagarde de l'Inserm, l'un de ses auteurs, est très novateur, car comparativement à d'autres produits susceptibles d'altérer les capacités de conduite (comme l'alcool ou les drogues illicites), le rôle des médicaments est plus difficile à étudier du fait de la grande diversité des substances qu'ils contiennent."

C'est en septembre 2005 que l'Afssaps a initié un nouveau système d'information des usagers sous forme de pictogrammes allant du niveau de risque 1 au niveau 3. Pour les médicaments de niveau 1 (pictogramme jaune), les effets sur la conduite sont faibles et dépendent de la susceptibilité individuelle. Ceux ayant un risque de niveau 2 (pictogramme orange) peuvent, "dans certains cas, remettre en cause les capacités de conduite de véhicules et nécessitent l'avis d'un professionnel de santé". En revanche, "la conduite est fortement déconseillée" et "un avis médical est préconisé" avant de se mettre au volant pour les patients consommant des médicaments de niveau 3 (pictogramme rouge).

Classification pertinente

Les médicaments de niveau 2 et de niveau 3 sont essentiellement des anxiolytiques, des hypnotiques, des antiépileptiques, des antidépresseurs et les traitements de substitution destinés à combattre la dépendance aux stupéfiants opiacés. Ils peuvent avoir différents retentissements sur les capacités de conduite : le plus souvent, ils entraînent une somnolence, mais ils peuvent aussi être à l'origine de modifications du comportement, de vertiges, de troubles de la coordination ou de la vue... Néanmoins, ces symptômes peuvent aussi être liés à la maladie elle-même.

"Même si les médicaments de niveau 2 et de niveau 3 semblent responsables de risques similaires dans cette étude, il faut maintenir une différence car les effets des produits de niveau 2 sur la conduite dépendent à la fois de leurs propriétés pharmacodynamiques et de la susceptibilité individuelle alors que ceux de niveau 3 sont essentiellement liés à leur effets pharmacologiques", estime Emmanuel Lagarde. C'est notamment le cas avec les benzodiazépines utilisés comme hypnotiques (niveau 3). De plus, le risque d'accident corporel est directement associé au nombre de médicaments de niveau 2 ou 3 consommés simultanément : il augmente de 14 % avec un seul médicament, de 30 % avec deux, de 86 % avec trois et de 88 % au-delà.

"Globalement, ces résultats indiquent que la classification du risque d'accidents corporels des médicaments mis en place en France semble pertinente", conclut Emmanuel Lagarde. Il est donc indispensable que les patients amenés à prendre ce type de médicaments respectent les messages de bon usage qui accompagnent les pictogrammes correspondants. Enfin, tous les auteurs de cette étude se réjouissent que l'Union européenne travaille actuellement sur une harmonisation des systèmes de classification de médicaments.

17/11/2010

Portrait social de la France publié par l'INSEE

À lire sur MEDIAPART :

L'Insee publie son édition 2010 du «portrait social» de la France. De cet épais document, Mediapart a extirpé quelques chiffres saillants. Les inégalités progressent et les revenus des ménages les plus modestes sont de plus en plus contraints.

EXTRAIT :

" Comme chaque année, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publie un portrait social de la France. Une mine d'informations chiffrées. Mediapart a lu l'intégralité de cet épais document, et vous en livre l'essentiel en quelques mots-clés et statistiques. Principaux enseignements: la France continue de souffrir des conséquences de la crise, les inégalités progressent, et les revenus des ménages les plus modestes sont de plus en plus contraints.

23:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

16/11/2010

Informations médicales

lu sur :

http://dircom.inserm.fr/synthesedepresse/

Mardi 16 novembre 2010

Le Mediator, responsable d’au moins 500 décès

Antidiabétique et coupe-faim des laboratoires Servier, le Mediator aurait causé le décès d'au moins 500 patients depuis 1976, et serait responsable de 3 500 hospitalisations, lit-on dans Le Figaro qui précise que ces chiffres proviennent d'une étude présentée hier par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé  (Afssaps) lors d'une réunion extraordinaire. Les Etats-Unis, depuis 1997 et l'Italie, en 2005, avaient interdit la commercialisation du Mediator,  précise  Aujourd'hui en France. Dans Libération, le député PS Gérard Bapt, rapporteur de la mission santé de l'Assemblée nationale, évoque une "affaire gravissime" qui "met en cause gravement le laboratoire Servier mais aussi l'Afssaps".
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Aujourd'hui en France , 16/11/2010 - Libération , 16/11/2010 - Figaro [Le] , 16/11/2010

L’implication des traitements médicamenteux dans les accidents la route

Ludivine Orriols (Inserm) a mené une étude sur la responsabilité des médicaments dans les accidents de la route, tous véhicules confondus. Sur 72 685 cas recensés entre 2005 et 2008, les traitements pharmaceutiques seraient à l'origine de 3,3 % des accidents, soit par leurs effets secondaires (antiépileptiques ou psycholeptiques), soit en raison de leurs effets directs (benzodiazépines, hypnotiques). Les pictogrammes d'avertissement imprimés sur les boîtes ne semblent pas avoir eu de vertus dissuasives rapporte l'AFP .

Agence France Presse_ , 15/11/2010,France Soir, 15/11/2010, Libération, 16/11/2010

15/11/2010

Le nouveau ministre de la Justice Michel Mercier serait visé par une procédure

lu sur :

http://www.lepoint.fr/politique/le-ministre-de-la-justice-michel-mercier-serait-vise-par-une-procedure-judiciaire-15-11-2010-1262356_20.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20101115

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Le nouveau ministre de la Justice Michel Mercier serait visé par une procédure

Une enquête préliminaire de police ouverte à Lyon depuis février 2009 vise Michel Mercier, président du conseil général du Rhône et nouveau ministre de la Justice, a-t-on appris de source judiciaire. Les investigations conduites sous contrôle du parquet sont aujourd'hui "terminées", a-t-on ajouté. La procédure, dont l'existence est révélée par le magazine Lyon Capitale, reste cependant en instance d'une décision. Elle n'a donné lieu à l'ouverture d'aucune information judiciaire et le parquet de Lyon semble considérer qu'il n'y a pas d'élément probant pour aller aussi loin. Il n'a cependant pas souhaité s'exprimer officiellement lundi.

L'enquête de police vise le projet Rhônexpress, un réseau ferroviaire mixte tram-train mis en service en août dernier qui relie le centre de Lyon à l'aéroport Saint-Exupéry en 30 minutes. La concession avait été attribuée au groupe Vinci pour une durée de 30 ans dans des conditions jugées avantageuses, écrit Lyon Capitale, qui précise que la police envisageait l'hypothèse d'un délit de favoritisme.

Michel Mercier a été mandataire financier pour le centriste François Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007. En qualité de ministre de la Justice, il aura autorité hiérarchique sur le parquet de Lyon.

Santé: le poids des lobbies

communiqué de Sciences Citoyennes :

Santé: le poids des lobbies

Chaîne LCP,  débat animé par Elise Lucet, avec Marie-Christine Blandin (sénatrice - Europe Ecologie Les Verts,rattachée au groupe PS) , Roger Lenglet (philosophe, spécialisé dans l'étude des lobbies et de la corruption), Gérard Lasfargues (ANSES) face à un lobbyiste.

Reportage de 52 minutes sur l’amiante.
http://www.publicsenat.fr/emissions/documentaire/100.000-...

Il sera suivi du débat :
« Santé, le poids des lobbies » : http://www.publicsenat.fr/emissions/le-debat-/sante-le-po...

Rediffusion le :
lundi 15/11/2010 à 18h15
dimanche 21/11/2010 à 10h00

Durée : 43 minutes
100.000 cercueils

Durée : 52 minutes

100 000 morts en France d'ici 2025. Peut-être beaucoup plus... L'amiante a tué, tue et tuera encore. Pourtant on aurait pu éviter cette hécatombe, car on sait depuis fort longtemps que ce matériau est cancérogène, donc mortel. Mais on a laissé faire, sinon encouragé son usage pendant des décennies. Pourquoi ? Comment un tel scandale de santé publique a-t-il été possible dans un pays comme le nôtre? Comment le lobby de l'amiante a-t-il pu être plus fort que l'Etat ? Et qu'en pensent tous ceux qui tentent de faire reconnaître enfin leur calvaire par la justice ? « 100 000 cercueils, «le scandale de l'amiante », dissèque l'un des plus grands scandales de santé publique qu'ait connu notre pays... et qui est loin d'être terminé.

Documentaire de José Bourgarel.

Le saviez-vous ? (les bourreaux à la peine)

lu sur :

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2010/11/09/peine-de-mort-une-euthanasiant-animal-pourrait-etre-utilise-aux-etats-unis_1437808_3222.html

Peine de mort : un euthanasiant animal pourrait être utilisé aux Etats-Unis

Confrontés à la pénurie d'un produit composant les injections létales, les Etats américains cherchent des alternatives pour appliquer les exécutions.

La pénurie de thiopental sodique, un barbiturique entrant dans la composition des injections létales utilisées dans les exécutions aux Etats-Unis, pousse les Etats américains à rechercher des solutions alternatives, qui ne sont pas sans susciter quelques controverses. La plupart des Etats concernés ont commencé à reporter des exécutions du fait de la suspension, dès 2009, de la fabrication du produit par l'unique fabricant américain, le laboratoire Hospira. En raison d'une rupture de stock chez un de ses fournisseurs, le laboratoire a indiqué qu'il ne pourrait reprendre sa production qu'en 2011.

L'Etat de l'Oklahoma se prépare ainsi à défendre devant le tribunal, la semaine prochaine, le recours à un produit alternatif, le pentobarbital, un barbiturique utilisé pour l'euthanasie vétérinaire, rapporte mardi le Wall Street Journal. L'Etat souhaite utiliser ce produit dans l'injection létale qui servira à exécuter le condamné à mort John David Duty, le 16 décembre prochain. Les avocats de M. Duty ont fait appel de l'exécution, arguant que la drogue "n'a pas été testée, est potentiellement dangereuse et pourrait donner lieu à une torture". L'Etat argue pour sa part que le barbiturique est "substantiellement" similaire au thiopental.

Début octobre, d'autres Etats américains — l'Arizona et la Californie — ont annoncé avoir réussi à se procurer du thiopental sodique par d'autres moyens. Une solution qui a permis aux autorités d'Arizona de procéder, le 26 octobre, à la condamnation à mort de Jeffrey Landrigan, après avoir reçu le feu vert de la Cour suprême des Etats-Unis. L'injection létale contenait du thiopental provenant de Grande-Bretagne, selon le ministère de la justice de l'Etat, qui a confirmé des informations parues dans la presse britannique. L'information a toutefois été démentie par Archimedes Pharma, le seul laboratoire pharmaceutique britannique habilité à produire du thiopental.

L'EXPORTATION CONTROVERSÉE EN GRANDE-BRETAGNE

La controverse a rebondi en Grande-Bretagne, où l'organisation de défense des droits des détenus Reprieve a exhorté le ministre du commerce britannique, Vincent Cable, à interdire l'exportation du thiopental sodique, selon le Guardian. M. Cable leur a opposé un refus, motivé par le fait que ledit produit est légalement utilisé comme anesthésiant. Le 28 octobre, la Commission européenne avait soutenu la même position, refusant le thiopental sur la liste des produits interdits à l'exportation du fait de leur utilisation dans l'application de la peine capitale.

Le 2 novembre, les avocats de Reprieve ont engagé une procédure judiciaire contre le gouvernement britannique pour interdire l'exportation de ce barbiturique. Un recours a été déposé au nom d'Edmund Zagorski, un condamné à mort de l'Etat américain du Tennessee qui pourrait être exécuté le 11 janvier prochain avec un anesthésiant fabriqué en Grande-Bretagne. "Il existe un vrai risque que le requérant soit exécuté en janvier 2011 si l'exportation du thiopental depuis la Grande-Bretagne n'est pas contrôlée", ont défendu les avocats dans leur argumentaire. Selon un accord commercial diffusé par l'organisation, les autorités du Tennessee aurait acheté quatre doses du produit à un fabricant non identifié.

Pour en savoir plus :

- Un dossier complet en français sur la peine de mort aux Etats-Unis, sur Revoltes.org, un portail d'information militant contre la peine de mort.

- La liste des exécutions aux Etats-Unis en 2010, sur le site militant Peinedemort.org et les exécutions programmées sur le site de l'ONG Death Penalty Info Center (DPIC).

- Le Wall Street Journal présente une carte des méthodes d'exécution par Etats américains.

Le Monde.fr

10:11 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : société

12/11/2010

Le G20 de Séoul

communiqué d'ATTAC France :
G20 de Séoul : vive le marché libre !

Analyse de la déclaration finale du G20 de Séoul.

La guerre des monnaies fait rage et menace de dégénérer en crise financière et géopolitique. La Chine protège ses gigantesques excédents commerciaux en conservant une monnaie sous-évaluée. Les États-Unis créent 600 milliards de dollars pour faire baisser leur devise. L’Allemagne étouffe la zone euro par sa politique d’exportation agressive basée sur le dumping social. Que propose le G20 pour dissiper les nuages noirs quis’amoncellent à l’horizon ?


Des mots creux sur "la croissance retrouvée" et "l’économie d’après-crise". Un "processus d’évaluation mutuelle" pour définir des "indicateurs" qui permettraient "d’identifier les déséquilibres" commerciaux et financiers - sans aucun mécanisme prévu pour corriger ces déséquilibres. Le G20 n’engage pas la moindre action contre l’hégémonie de la finance : aucun élément sur la taxe sur les transactions financières qui aurait un effet direct sur la spéculation, aucun effort pour entraver l’évasion fiscale, aucune proposition pour séparer les activités bancaires de dépôt de celles uniquement dévolues à la spéculation, ce qui serait la meilleure solution aux banques "too big too fail".

Mais on retiendra surtout la consternante détermination du G20 d’aller vers "un système monétaire international où les taux de change sont davantage déterminés par le marché".

Alors qu’aucune mesure n’a été prise pour limiter la spéculation sur le marché des changes, qui représente 3 000 milliards de dollars par jour ; alors que cette spéculation provoque d’incessants mouvements de yo-yo entre les devises, sans aucun rapport avec les fondamentaux des économies nationales ; alors que la Grèce, le Portugal, aujourd’hui l’Irlande, sont la proie d’une spéculation déchaînée qui menace à terme l’existence même de l’euro, cette réaffirmation du fondamentalisme de marché confirme l’incapacité du G20 à tirer les leçons de l’effondrement financier de 2008, et rend probable une nouvelle crise à court ou moyen terme.

La réforme du système monétaire international est plus que jamais indispensable. Mais elle ne peut consister à livrer sans cesse davantage les monnaies aux caprices de la finance. Au contraire, il faut dans l’immédiat taxer et réglementer drastiquement la spéculation sur les devises, mais aussi sur les matières premières, les dettes souveraines... À terme il faut viser le remplacement du dollar par une monnaie commune mondiale, instrument de résorption coordonnée des déséquilibres commerciaux : les pays excédentaires devront réévaluer leur devise par rapport à la monnaie mondiale, et les pays déficitaires dévaluer la leur.

La conclusion de Séoul, que Nicolas Sarkozy a endossée sans piper mot, réduit d’ores et déjà à néant ses rodomontades sur la réforme du système monétaire international. Il s’agissait pourtant, d’après lui, de l’ambition majeure de sa présidence du G20, qui s’ouvre aujourd’hui.

Les mouvements sociaux de France, aux côtés des mouvements sociaux du monde entier, prennent le relais de la résistance au G20. Ils n’auront de cesse de porter la réponse populaire à l’illégitimité et l’inefficacité de ce G20, totalement incapable de contester la dictature de la finance.

Attac France,
Paris, le 12 novembre 2010
http://www.france.attac.org/spip.php?article11875

11/11/2010

Campagne de dénigrement contre un chercheur dont les travaux mettent en cause des OGM

Reçu du réseau OGM37 :

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Bonjour à toutes et tous,

Comme vous le savez certainement, mon collègue Gilles-Eric Séralini, Professeur à l'Université de Caen spécialisé dans l'étude des effets des pesticides et des OGM sur la santé, et Président du conseil scientifique du CRIIGEN (Comité de Recherche et d'Information Indépendantes sur le Génie Génétique), fait l'objet d'une vive campagne de dénigrement et de pressions morales, en particulier depuis la publication (avec Joël Spiroux de Vendomois et Dominique Cellier), de contre-expertises remettant en cause l'innocuité sanitaire de 3 maïs OGM de Monsanto, et la réalisation pour la Cour Suprême de l’Inde, d’expertises sur une aubergine génétiquement modifiée ayant conduit le gouvernement indien à mettre en place un moratoire sur la culture de cet OGM.
Face à la violence de ces attaques, qui viennent non seulement de Monsanto et de différents organismes d'évaluation des OGM bien sûr, mais également d’une certaine frange de la communauté scientifique (voir tract joint), et qui vont jusqu'à remettre en question les conditions mêmes de ses travaux de recherche, Gilles-Eric Séralini a dû avoir recours aux tribunaux.

Vous trouverez ci-joint une affiche et un tract appelant à une journée de soutien à l'occasion du procès qui aura lieu le 23 novembre au Tribunal de Grande Instance de Paris, Île de la Cité.
Merci de les diffuser le plus largement possible autour de vous et dans vos réseaux.

Vous pouvez par ailleurs toujours signer la pétition de soutien à Gilles-Eric Séralini sur le site de Fondation Science Citoyennes ( http://sciencescitoyennes.org/spip.php?article1801) où vous pourrez également trouver des informations complémentaires le concernant et concernant la journée du 23 novembre.

En espérant vous retrouver nombreux le mardi 23 novembre à Paris, je vous adresse mes cordiales salutations.

Christian Vélot

P.S 1 : Il ne s’agit pas le 23 novembre d’une manif anti-OGM. Il s’agit d’un rassemblement et d’une réunion publique, bien sûr pour soutenir Gilles-Eric Séralini, mais au delà de son cas personnel, pour défendre la protection des lanceurs d’alerte, le droit à la controverse scientifique et à l’expertise contradictoire, transparente et indépendante.

http://www.referendumretraites.org

L'article 11 de la Constitution ayant été révisé en 2008, il y a moyen de contraindre le président de la république à un référendum sur les retraites : que ce référendum soit proposé par 1/5 des parlementaires, eux-mêmes soutenus par 1/10 des électeurs (nous).

Même si la réforme des retraites a été adoptée par le sénat et l’assemblée nationale, tout n'est pas perdu, la loi peut ne pas être appliquée. Il est encore temps de tout mettre en ouvre pour s'opposer à cette réforme des retraites.

Voici donc le lien pour signer cet appel (opérationnel dès ce soir du 11 novembre) :

http://www.referendumretraites.org

1/10e des électeurs, ça fait du monde (environ 4,3 millions *) ! À nos claviers ! Envoyons ce lien à tous ceux que nous connaissons, sur toutes les listes que nous possédons, pour faire boule de neige.

*Pour mémoire,
Élection présidentielle du 6 mai 2007 (la plus importante): 44 472 733 inscrits.
Élections européennes de 7 juin 2009 (l'avant dernière): 44 282 823 inscrits.
Élections régionales du 21 mars 2010 (la plus récente): 43 350 204 inscrits dont 6 764 004 pour la région parisienne soit un peu plus de 15 %.

Source : Ministère de l'intérieur
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...
http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/res...

 

RAPPEL :

Coordonnées des députés : http://www.assemblee-nationale.fr/13/qui/circonscriptions...

Coordonnées des sénateurs : http://www.senat.fr/elus.html

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ATTENTION :

Appel pour un référendum sur la réforme des retraites

L’appel pour un référendum victime de son succès !

Le site est momentanément indisponible, suite à une fréquentation très importante et à un afflux massif de signatures. Des opérations de maintenance sont en cours, le site devrait être complètement opérationnel d'ici jeudi 11 novembre au soir. Nous vous remercions de votre compréhension, et nous vous invitons à revenir prochainement pour signer l'appel.