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20/07/2017

Pétrole et matières plastiques, omniprésents dans notre vie quotidienne !

 

Depuis 1950, l'homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques

www.lemonde.fr/.../depuis-1950-l-homme-a-fabrique-8-3-milliards-de-tonnes-de-plastiq...

    
Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques.
La production mondiale de ce matériau qui pollue massivement l’environnement pourrait atteindre 25 milliards de tonnes d’ici à 2050.

Depuis 1950, l’homme a fabriqué 8,3 milliards de tonnes de plastiques.pdf

05/01/2017

Rappel sur la dangerosité des LED

Ce n'est pas nouveau, mais autant le rappeler, surtout quand il y a des guirlandes de LED partout !

Je peux prédire sans grand risque de me tromper une augmentation des problèmes de vision pour les générations futures, hélas !
 
Dans le domaine économique, les problèmes seront beaucoup plus coûteux pour la société (dépenses de santé pour les soins de la vue, pour les accidents résultant d'une mauvaise vue et l'inaptitude à certaines professions exigeant une bonne vue, etc ...) que les économies d'énergie de ce type de source lumineuse.
 
La seule solution logique est d'interdire les LED émettant des UV pour l'éclairage ambiant.
 
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lu sur :

Synthèse de presse

Du lundi au vendredi, le service de presse de l'Inserm met à votre ...

Les LED dangereuses pour les yeux ?

Sciencesetavenir.fr souligne que des scientifiques du Centre de recherches des cordeliers de Paris (Inserm) ont constaté la toxicité de certaines longueurs d’onde des ampoules LED sur la rétine de rats. Ce mécanisme, qui n’a pas été observé chez l’homme pour l’instant, pourrait favoriser la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Le site souligne que « derrière la phototoxicité des ampoules LED se cache une coupable déjà incriminée dans la synchronisation de notre horloge biologique : la lumière bleue ». Alicia Torriglia, principal auteur de ces travaux publiés dans la revue Neuroscience, souligne : « Grâce à nos observations, nous avons montré que la lumière émise par les LED engendre deux phénomènes toxiques parallèles : l’apoptose, mais également une seconde forme de mort cellulaire, la nécrose. Or en se nécrosant, une cellule endommage ses voisines. Ceci explique pourquoi la toxicité de la lumière bleue est plus élevée que celle des autres longueurs d’onde ».

Sciencesetavenir.fr, 04/01

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voir aussi sur ce blog une note de 2013 !

Rappel sur la dangerosité des LED : lebloglibredemonquartier

lebloglibredemonquartier.midiblogs.com/archive/.../rappel-sur-la-dangerosite-des-led.ht...
4 janv. 2013 - Ces LED sont très présentes dans notre environnement, surtout en cette période de l'année où les guirlandes sont omniprésentes. Ce rappel ...

11/11/2014

11 novembre : rappels sur les guerres modernes et l'industrie chimique

Un billet à lire sur un blog de MEDIAPART :

PAR POL

Depuis la mort de Rémi Fraisse, cette guerre que certains ont qualifié avec raison de boucherie me semble bien plus proche que ce qu’on nous raconte dans les gazettes. En ce jour, la République va déployer ses pompes et son spectacle pour faire oublier la réalité de la sauvagerie des combats subis par un peuple enrôlé dans une aventure militaire dont personne n’explique clairement les raisons… 

Pire encore, je peux écrire, que  la guerre quatorze, continue à tuer quotidiennement des milliers d’inconnus sans que personne n’en prennent conscience. Je vais m’expliquer. Ce n’est pas un anachronisme, à peine une provocation.

Tout le monde peut comprendre aujourd’hui que Rémi Fraisse est mort – comme Médiapart a su vraiment le décrire – déchiqueté par l’explosion d’une arme de guerre inventée à cette époque… Que la gendarmerie utilise des grenades comme si elle était encore dans les tranchées ? Cent ans après, en temps de paix, contre des manifestants qui défendent des positions politiques… Il y a de quoi s’interroger… Pour le centenaire, il serait bon de commémorer l’arrêt des hostilités en interdisant l’usage de ces armes antédiluviennes. 
La mort tragique du militant écologique est un exemple.

Mais la Grande guerre qui continue dans nos campagnes… encore aujourd’hui sous d’autres formes.

Les paysans qui ont déversé leur lisier sur un local d’Europe Écologie Les Verts, ne se rendent pas compte (de cela aussi) qu’ils défendent une agriculture obsolète utilisant des pesticides…

Et ne le saviez vous pas, les pesticides, sont né à cette période.

Un peu d’histoire … Issu de la petite bourgeoisie juive prussienne, Fritz Jacob Haber, chimiste allemand inventa, avec quelques collaborateurs, la synthèse de l'ammoniac, pour créer un engrais azoté… à la place du guano et du salpêtre utilisés dans l’agriculture.

Malgré les conventions de La Haye de 1899 et 1907 qui interdissent les armes chimiques Haber va en créer une redoutable (qui a servi encore pendant la guerre Iran/Irak ): Le gaz moutarde.

Le 22 avril 1915, à Ypres l’essai en vraie grandeur inaugure l’aire moderne. Sa femme Clara qui n’arrive pas à le convaincre d’arrêter ce qu’elle pense être – avec raison - un crime, se suicide peu après. Elle ne sera pas la dernière à être la victime de Fritz Haber.

L’État-Major allemand justifie la violation des traités d’avant-guerre en protestant contre l’expérimentation par les français des gaz lacrymogènes. Les français ayant été les premiers à rompre les accords. On pourrait en rire… si la police n’en faisait toujours usage… Cent ans, on le voit, c’est bien court.

Mais l’histoire, avec sa grande Hache, ne  s’arrête jamais n’en déplaise à Francis Fukuyama.

Fritz Haber, ce criminel de guerre, reçoit en 1918, le prix Nobel de Chimie (horreur au Nobel).

L’Allemagne battu, se voit interdire par le traité de Versailles, en 1919, toute recherche en matière d’armement. Haber continue pourtant mais il travaille innocemment à la lutte contre les insectes. Il met au point de la fabrication industrielle de l'acide cyanhydrique, un acide dangereux qui entre dans la composition d'un pesticide, pour tuer les poux, le Zyklon B. On sait que ce produit sera utilisé par les Nazis dans les chambres à gaz des camps d'extermination. Haber n’en saura rien, il meurt en exil en 1934, fuyant l’Allemagne, lui, le juif. Les néo-nazis d’aujourd’hui continue d’utiliser le camouflage de 1919, le Zyklon B étant pour eux, un insecticide, un produit désinfectant.

Toutes les armes chimiques - presque toutes inventées en Allemagne -  vont être transformées, réutilisées et camouflées, à nouveau, après la deuxième guerre mondiale par les mêmes entreprises de la chimie allemande qui accompagnait Haber depuis 1904… Depuis ces pesticides empoisonnent tout le monde, et nous promettent le cancer pour tous, puisque à la base, ce sont des armes chimiques.  Bien entendu, j’entends déjà tous les chimistes de la terre, tous les amis des sciences et les autres, me dire que c’est une question de dosage. Et je suis bien d’accord. Examinons froidement les faits, ils sont têtus. On n’a d’autant plus raison de fêter le centenaire que l’histoire n’est toujours pas finie… Si les paysans sont morts en masse pendant la Grande Guerre, ils continuent pour ceux qui répandent ces pesticides par être les premiers (après les millions de créatures vivantes qui peuplent chaque mètre carré de terre traitée) victimes tombées au champ de déshonneur de l’usage des pesticides. L’ombre de Fritz Haber plane toujours sur nos plaines… Et que ceux qui n’aiment pas les billets polémiques cessent immédiatement de lire ce qui suit, parce que c’est le pire est à venir, la Grande Guerre n’a pas cent ans, elle continue encore.

Selon le philosophe et l’historien Jacques Grinevald, c’est bien pendant la première guerre mondiale, que c’est passé le basculement de la civilisation occidentale. La guerre a commencé à cheval, puis s’est continué en voiture, avec l’invention de Fritz Haber et bien d’autres, avec l’arrivée des Tanks, en 1917, le monde a basculé dans l’Anthropocène.

Késaco me direz-vous ?

C’est une nouvelle ère géologique  qui a commencé à cette époque là.

L'humanité occidentale, est devenue si puissante, que sa pratique invasive, productiviste et destructrice a  interagi à l'échelle même du système de la biosphère, de la planète qui nous accueille.

Si des géologues étudient, un jour lointain, les couches de sédiments de notre planète, ils pourraient déterminer plus précisément le tournant. Ce moment où l’homme en tant qu’espèce prend le pas sur la nature et détermine par son activité les changements climatiques.

Personne ne va dire en ce jour de fête nationale que le dérèglement climatique, la sixième extinction (c’est à dire la disparition de la majorité des espèces animales et végétales qui est en court) pourrait avoir commencé durant la première guerre mondiale.

Alors assurément, la boucherie n’a pas pris fin, et il est peut-être bien trop tard pour en prendre conscience. 

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quelques liens sur le même sujet :

Fritz Haber — Wikipédia

fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_Haber

Grande Guerre : Fritz Haber, ce Juif qui a participé à exterminer les ...

www.lepoint.fr/.../grande-guerre-fritz-haber-ce-juif-qui-a-extermine-les-siens -11-05-2014-1821278_1615.php

Le Point - Publié le 11/05/2014 à 11:50 - Modifié le 11/05/2014 à 16:54

Il y a un siècle, la Première Guerre mondiale éclatait. Cent ans plus tard, un ouvrage répond aux questions que cet incroyable conflit continue de soulever. Extraits.

Quel rôle sinistre a joué Fritz Haber ? Issu de la petite bourgeoisie juive prussienne, Fritz Jacob Haber était à la veille de la Grande Guerre un chimiste allemand réputé et ambitieux. Il avait mené à bien la synthèse de l'ammoniac. À l'origine de cette découverte, une préoccupation majeure des milieux savants de l'époque : empêcher une catastrophe alimentaire mondiale. Pour remédier à la pénurie de guano et de salpêtre, il fallait en effet trouver un procédé chimique et industriel permettant de fabriquer des engrais azotés à partir de l'ammoniac. Grâce à ces engrais, la production agricole serait assurée. 

En 1910, l'empereur Guillaume II fonde l'Institut Kaiser-Wilhelm de physico-chimie et d'électrochimie, et Haber est désigné pour en prendre la direction. Dès lors, il va exercer une influence décisive sur les avancées scientifiques du Reich. En octobre 1914, il est un des signataires du manifeste "Appel au monde civilisé", signé en faveur de l'armée allemande par quatre-vingt-treize hautes personnalités universitaires et culturelles. C'est une réponse à l'indignation provoquée dans le camp allié par les exactions et les crimes allemands commis en Belgique et en France. Le manifeste qualifie de justes et légitimes les punitions et les représailles déclenchées par l'armée allemande.

Effets dévastateurs du gaz

Malgré les conventions de La Haye de 1899 et 1907, qui interdisent l'emploi de projectiles pour la diffusion des gaz asphyxiants et l'usage des poisons et des armes toxiques, Haber se propose d'effectuer des recherches sur l'emploi des gaz de combat. Du côté français, des grenades lacrymogènes sont expérimentées, ce qui va justifier, après l'accord du Kaiser, l'expérimentation de gaz irritants. Début 1915, un premier essai est effectué sur le front russe. Il fait froid, la nappe de chlore est insuffisante, le vent est contraire, c'est un échec. Haber sait que le chlore, un gaz produit en grande quantité par l'industrie chimique Bayer, reste longtemps au sol. Une nappe suffisamment dense pour être incapacitante, et même mortelle, aura donc le temps, poussée par un bon vent, de parvenir sournoisement vers les positions choisies. 

En Belgique, la géographie de la région d'Ypres et les vents rencontrés semblent convenir pour une première utilisation d'envergure. Promu capitaine sur ordre du Kaiser, Haber vient surveiller lui-même l'installation des réservoirs : cent soixante-dix tonnes de chlore sont enterrées sur un front de six kilomètres. Il attend que le vent soit favorable, ni trop fort ni trop faible. Le 22 avril, les robinets sont ouverts et un épais nuage verdâtre glisse lentement vers les positions britanniques et françaises. Malgré des indices fournis par des déserteurs, c'est la surprise, et, sur des hommes sans protection, les effets sont dévastateurs. Cinq mille soldats succombent et plus de quinze mille autres sont intoxiqués. Une brèche est même provoquée, elle ne sera pas exploitée. En quelques heures, l'Allemagne vient d'obtenir un résultat sans égal. Mais les mesures de protection vont vite apparaître et la réplique ne va pas tarder.

Un Juif allemand adhérant aux valeurs du Reich

À son retour, Haber a une violente explication avec sa jeune femme Clara. Indignée, elle lui demande, au nom des principes humanitaires, d'arrêter ses recherches qu'elle juge criminelles. Il refuse. Elle se suicide quelques jours plus tard. Il lui aurait répondu : "Un savant appartient au monde en temps de paix, à son pays en temps de guerre." Obstiné, il met au point d'autres produits toxiques efficaces et mortels, comme le phosgène et l'ypérite, puis trouve la formule (la constante de Haber) définissant la dose de gaz fatale à l'homme selon le temps d'exposition. 

Ce savant qui adhérait tant aux valeurs du Reich reçoit le prix Nobel de chimie en 1918. Après la guerre, ses recherches sur les pesticides vont permettre la mise au point de la fabrication industrielle de l'acide cyanhydrique, un acide dangereux qui entre dans la composition d'un pesticide, le Zyklon B, produit que les nazis utiliseront dans les chambres à gaz des camps d'extermination. Ce membre du conseil d'administration de l'IG Farben mourra à Bâle en 1934 après avoir dû s'exiler en raison de ses origines juives.

Lire aussi "Pourquoi l'uniforme français ne pouvait-il être que bleu clair ?

Lire aussi "Pourquoi tant de soldats avaient-ils une canne ?"

100 questions sur la Grande Guerre, Jean-Pierre Verney, éditions La Boétie

Consultez notre dossier : Le centenaire de la Première Guerre mondiale

26/04/2014

Cinéma : la disparition de l'argentique met en péril la conservation des œuvres

lu sur le Monde :

www.lemonde.fr/culture/article/2014/04/17/le-spectre-de...

LE MONDE CULTURE ET IDEES | 17.04.2014 à 17h29 • Mis à jour le 17.04.2014 à 20h00 |Par Samuel Blumenfeld

Prenez votre film favori : Citizen Kane, d’Orson Welles, L’Aurore, de Murnau, Les Enfants du paradis, de Marcel Carné, ou une production plus récente comme La Guerre des étoiles,de George Lucas. Imaginez maintenant que ce film disparaisse, à la manière d’un des livres autrefois déposés à la bibliothèque d’Alexandrie. Ou qu’on ne puisse plus le voir autrement que sur rendez-vous, comme un manuscrit du Moyen Age. Ce scénario cauchemardesque n’est pas encore d’actualité, mais il pourrait le devenir. Car à l’heure du tout-numérique, les incertitudes liées à la conservation et à la circulation des films sont nombreuses. Par un étrange paradoxe, c’est au moment où nous pensons laisser le plus de traces, grâce à des technologies sophistiquées, que nous pourrions en laisser le moins.

Le numérique est un colosse aux pieds d’argile. Ses faiblesses sont identifiées. Dès 2007, dans un rapport intitulé « The Digital Dilemma » (« Le dilemme numérique »), l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences américaine relevait plusieurs facteurs qui, conjugués, dressent un tableau très sombre des dangers liés à cette technologie : pertes d’archives liées à l’erreur humaine ; effacement des données au bout de plusieurs années ; pannes de disque dur magnétique ; nécessité pour la conservation des bandes LTO (linear tape-open) d’organiser des migrations en prenant en compte l’apparition de nouveaux formats décidés par le fabricant et l’obsolescence des lecteurs-enregistreurs pour lire ces bandes, qui intervient environ tous les cinq an...

L’accès à la totalité de l’article est protégé

19/03/2014

Histoire et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

 

communiqué :

Séminaire de recherche Fichet-Heynlin
Séance n°4 : 
26 mars 2013 (16h30-18h30)

Histoire et transformations numériques
dans l'enseignement supérieur et la recherche


Inscription gratuite mais obligatoire : en salle / à distance



Questions et débat avec :

Deux questions préliminaires aux deux invités pour ouvrir le débat :

Quelles sont à votre avis, en histoire, les transformations les plus importantes, liées au numérique, modifiant le processus (données, traitements, éditions, pédagogies, valorisations) allant de la recherche à ses diffusions pédagogiques et publiques ?

Quelles sont, à votre avis, les spécificité des disciplines historiques (vis à vis d'autres disciplines que vous connaîtriez dans le domaine des arts, lettres et            sciences humaines), dans le rapport aux transformations numériques des pratiques de recherche et d'enseignement ?

 Pour leur poser vos questions et suivre le séminaire à distance (AdobeConnect):

Inscription préalable obligatoire http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

Écritoire collectif pour poser vos questions http://lite2.framapad.org/p/semFH4

Connexion : https://universiteparis.adobeconnect.com/semnumesr/

Lieu : Paris 1 / Centre PMF, 90, rue de Tolbiac 75013 Paris, Métro Olympiades, 8ème étage salle A 802

Séminaire de recherche FICHET-HEYNLIN (2013-2014)

Quels sont les effets des changements numériques sur les métiers et l'organisation 
universitaire ?
 Que sait-on des usages du numérique par les étudiants et enseignants selon les 

établissements et les pays ?

Resp.: Sophie Poirot-Delpech, Jérôme Valluy, Julien Vincent

Un séminaire public organisé par le réseau scientifique Numer-Univ avec le soutien du Service Usages numériques de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


En 1470, vingt ans après les premières impressions de Gutenberg, la Sorbonne, sous l'impulsion de Guillaume Fichet et Johann Heynlin, ouvre un atelier d'imprimerie pour mettre à disposition des étudiants et professeurs des ouvrages remplaçant les manuscrits rares et défectueux des copistes. En 2006 est créé à l'Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1), comme dans d'autres établissements, un service des Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE) qui met à disposition des étudiants et professeurs les outils numériques, pédagogiques et éditoriaux, caractéristiques des évolutions universitaires à l'ère de l'Internet. L'objet du séminaire FICHET-HEYNLIN est d'étudier les multiples aspects que cette révolution numérique produit dans l'activité et le fonctionnement des universités en favorisant la diversité des regards disciplinaires (sur le domaine des arts, lettres, droit, sciences humaines et sociales), le pluralisme intellectuel des points de vue (eco-managérial, technophile, pédagogique, professionnel, social, technophobe...) et les regards critiques favorables à une construction prudente et raisonnée des avancées dans ce domaine, à distance des enthousiasmes technophiles dominants de l'époque mais aussi des réactions technophobes. Une attention particulière sera prêtée aux travaux déjà nombreux sur les usages du numérique dans les établissements universitaires ainsi que sur les enjeux internationaux des relations inter-universitaires.

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Séance n°1 (8 octobre 2013) :
Séance inaugurale : Problématique, organisation et programmation du séminaire

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1294.html

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Séance n°2 (13 novembre 2013) :
Transformations du métier "recherche & enseignement" à l'ère numérique

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1298.html

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Séance n°3 (18 décembre 2013) :
Littérature et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Vidéo en téléchargement : http://www.reseau-terra.eu/article1303.html


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Séance n°4 (26 mars 2014) :
Histoire 
et transformations numériques dans l'enseignement supérieur et la recherche

    Inscriptions : http://www.reseau-terra.eu/article1309.html

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Contacts :

Numeruniv : http://www.reseau-terra.eu/article1266.html

<mime-attachment.gif> Sophie Poirot-Delpeche Sophie.Poirot-Delpech@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Jérôme Valluy jerôme.valluy@univ-paris1.fr 
<mime-attachment.gif> Julien Vincent Julien.Vincent@univ-paris1.fr

23/01/2014

Ministère de la Défense et Microsoft : pourquoi tant de secrets ?

À lire sur MEDIAPART :

Contrat avec Microsoft: le ministère de la défense entretient l'opacité
PAR JÉRÔME HOURDEAUX

Le ministère de la défense a diffusé trois documents relatifs au renouvellement du très contesté contrat le liant au géant américain. Mais ceux-ci ont été au préalable en grande partie noircis et le secret demeure ! Ils confirment seulement que la décision a été prise avec l'aval du cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian et de Matignon.

24/06/2013

Faites vous confiance à "Face de bouc" ou "Goût-gueule" ?

lu sur :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/24/la-nsa-et-la-silicon-valley-meme-combat_3435198_3232.html

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La NSA et la Silicon Valley, même combat ? - Le Monde

LE MONDE | 24.06.2013 à 11h13 |Par Sarah Belouezzane et Cécile Ducourtieux

La révélation, début juin, par le jeune consultant Edward Snowden, de l'existence du projet américain Prism – et, plus récemment, d'un programme équivalent desservices secrets britanniques – a suscité l'émoi. Comment ne pas dénoncer dans ces dispositifs d'espionnage à grande échelle une atteinte aux libertés ?

Depuis des années, la National Security Agency (NSA) américaine avait négocié, à en croire le jeune homme, un accès direct aux milliards de téraoctets de données stockées par les géants du Web, Facebook, Yahoo!, Google ou Amazon. Tous ont reconnu avoir été sollicités, même s'ils ont minimisé les volumes échangés. Le contenu de milliers de courriels a quand même été scanné, des conversations téléphoniques écoutées, des habitudes de consommationdisséquées. Et si des dizaines d'attentats ont pu être déjoués – c'est ainsi que s'est défendu Barack Obama ces derniers jours –, le débat a quand même enflé : un Etat peut-il violer l'intimité de ses citoyens au nom de leur sécurité ?

Une autre prise de conscience serait pourtant nécessaire : les agences de sécurité ne sont en effet pas les seules à collecter, à classer, à trier, les données personnelles pour "profiler" les individus. C'est aussi une des grandes spécialités des géants du Web.

Google dispose ainsi, avec son attirail de services en ligne très complet, d'extraordinaires "aspirateurs" à données : Gmail, son système d'exploitation mobile Android (qui équipe désormais 600 à 700 millions de smartphones dans le monde), son système de cartographie Maps... Un exemple ? Il vient juste delancer Google Now, un assistant personnel ultrapratique. Il mémorise votre lieu de résidence et votre lieu de travail et vous indique combien de temps vous allermettre pour vous rendre de l'un à l'autre – il arrive même à deviner si vous faîtes le trajet à pied, à vélo ou en voiture !

Facebook, le réseau social le plus populaire du globe, est également le réceptacle de volumes exceptionnels d'informations. Il sait où, quand et avec qui vous êtes parti en vacances. Il prévient vos connaissances quand vous vous séparez de votre conjoint... Mark Zuckerberg, son fondateur, se vante de disposer du "graphe" social de près d'un milliard d'individus.

Et ces mastodontes n'en sont encore qu'au début de ce que la technologie (la mobilité couplée à l'Internet) permettra d'exploiter. Aujourd'hui, leur priorité, c'est précisément de progresser dans ce qu'ils appellent le "big data" : le développement d'outils pour toujours mieux interpréter les colossales masses d'informations qu'ils collectent.

Comme la NSA, ces groupes privés se défendent de stocker trop longtemps les données, jurent qu'ils les rendent anonymes avant de les manipuler. Mais peut-on leur faire confiance ? Cela fait près de dix-huit mois qu'en France la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), tente d'obtenir – en vain – de Google des informations pourtant basiques : quels types de profils dresse-t-il des internautes, combien de temps sont-ils conservés ?

DES DISCOURS MESSIANIQUES

Ces pratiques n'émeuvent pourtant pas grand monde. De temps en temps, certains s'énervent des incessants changements de règles de confidentialité sur Facebook. Mais cela passe, et un nombre incroyable d'internautes continuent deconfier au réseau des pans entiers de leur vie privée. Une administration publique leur demanderait ces informations, ils hurleraient...

Pourquoi accepter de ces sociétés privées ce qu'on refuse à la NSA ? Est-il vraiment moins périlleux de céder ses données à un géant de l'Internet plutôt qu'à un repère d'espions ? Certes, à première vue, ils ne poursuivent pas le même but. Google ou Facebook vendent des profils aux annonceurs publicitaires : ils tirent même l'essentiel de leurs revenus de la "monétisation" d'audiences qualifiées.

Mais qui contrôle l'usage que ces groupes font des données, à part des autorités comme la CNIL, dont les moyens paraissent bien dérisoires ? Qui nous dit qu'ils ne seraient pas tentés, un jour, par des exploitations limites de ces informations ? Après tout, Google ou Facebook sont assez prompts à manier des discours messianiques : "Nous voulons apporter la connaissance au monde entier", assure-t-on chez Google.

Les liens entre les agences de sécurité et les sociétés du Web seraient même plus proches qu'on pourrait le penser. A en croire le New York Times, il arrive que des équipes de la NSA et de ces géants du Net se rencontrent pour partager leurs expériences. Le quotidien révèle aussi qu'un dénommé Max Kelly, responsable de la sécurité chez Facebook, a quitté le réseau social, en 2010, pour... la NSA.

Cela étant dit, la solution n'est pas forcément de boycotter des services incroyablement – diaboliquement – efficaces (comme le service de visiophonie Hangout de Google, ou son GPS...). Mais au moins de résister à la tentation delivrer son numéro de téléphone mobile, à celle de se géolocaliser systématiquement à chaque fois qu'on télécharge une application sur son smartphone... Pour au moins éviter un étalage indu de sa vie privée, en cas de gros "bug" informatique comme ce fut encore le cas avec Facebook, il y a trois jours.

06/06/2013

L'antenne WIFI de votre quartier, c'est vous (suite)

communiqué :

 
ROBIN DES TOITS
Correspondance : 33 rue d'Amsterdam 75008 Paris
Tél. : 33 1 47 00 96 33
E-mail : contact@robindestoits.org
 
ALERTE  « ORANGE »  sur le WIFI communautaire    
 
Par un courriel reçu fin Mai, l’opérateur ORANGE a informé ses abonnés Internet de la prochaine mise en place (au cours du mois de Juin) du WIFI « communautaire » - qu’ORANGE appelle « partagé » -   à partir des « box » de ses clients.
Toutes les « box » : celles déjà en place comme les nouvelles prochainement distribuées.
 
Qu’est ce que ça veut dire ?
Qu’en plus du WIFI « maison », s’il est activé, ces boîtes émettront un signal destiné à une zone beaucoup plus large, sur lequel tous les abonnés oranges pourront se connecter.
Aux frais et risques de l’abonné, sa « box »  devient donc la borne WIFI du quartier  !!

Cela fait une « couche » de rayonnement supplémentaire, et pas des moindres - le signal est conçu pour une longue portée -, alors même que de nombreuses études, et tout récemment celle réalisée par de jeunes danoises et qui a reçu une récompense, montrent les effets délétères de cette technologie sur le vivant (cancer, maladies neuro-dégénérative, troubles du développement, infertilité) et que l’OMS l’a classée en Mai 2011, ainsi que les autres technologies sans fil, comme « cancérogènes possibles ».
Tant pis pour les personnes fragiles, les bébés, les électrosensibles.
Il est possible que ce signal émette même si le WIFI « maison » est désactivé - ce qui est fort recommandé par ailleurs.
Car cette modification interviendra à distance, et quel que soit le modèle de boîte (ancienne ou toute récente).

Par rapport à ses concurrents, ORANGE a au moins l’honnêteté d’informer ses clients à ce sujet et fait savoir qu’il leur indiquera, au moment de l’activation, les moyens de désactiver ce WIFI supplémentaire. Les autres opérateurs entretiennent le flou à ce sujet : combien d’abonnés ont connaissance du WIFI communautaire  ?

Protégez votre santé, celle de vos voisins, économisez votre électricité : que vous utilisiez le WIFI à domicile, ou non, DESACTIVEZ LE WIFI PARTAGE  !!

Envoyez ce message à tous vos amis et connaissances qui sont abonnés chez ORANGE (adresses en orange.fr  ou  wanadoo.fr) pour que l’action ait un vrai impact.

Un groupe de 5 jeunes lycéennes Danoises de l'école de Hjallerup ont mené une expérience sur des graines de cresson. Ces étudiantes avaient pour objectif de déterminer si oui ou non, les ondes WIFI influençaient le développement de certains végétaux. Les résultats sont effarants.

Pendant 12 jours, les étudiantes Danoises ont étudié deux semences de cresson. La première exposée aux ondes WIFI, la deuxième isolée de toute radiation. Résultat : les graines exposées n'ont presque pas germé et quelques-unes ont même muté, alors que celles situées dans la chambre sans radiation ce sont développées sans problème (comme le montrent les deux photos ci-dessous).

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Au final, les étudiantes ont reçu le prix du concours « Jeunes Chercheurs ». Fort des conclusions tirées de leur expérience, elles ont décidé de poser leurs téléphones à l'extérieur de leurs chambres et d'éteindre leurs ordinateurs systématiquement avant de se coucher.

Pendant ce temps-là, un peu partout dans le monde le WIFI se démocratise en devenant de plus en plus commun, puissant et rapide. Dernièrement, le Coréen Samsung vient de battre un record de vitesse pour un réseau WIFI en obtenant une liaison avec un débit de 40 GO/s. Une telle vitesse équivaut à une bande passante capable de transférer 10 films HD en une seconde. De tels débits pourraient arriver dans quelques années avec la norme 5G.

Rédaction : Mathieu Doutreligne

Source : http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/7345/nocivite-d...

Contact Presse :
Etienne CENDRIER
Porte-Parole national
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voir aussi la note du 25/5/13 sur ce blog :

11/04/2013

Automobiles : les constructeurs trichent sur les émissions de CO2

Décidément, nous vivons dans une société où tous ceux qui en ont la possibilité trichent !

les surlignages sont de moi

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/02/13/les-constructeurs-europeens-minorent-les-emissions-de-co2-de-leurs-voitures_1831875_3244.html

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Les constructeurs européens minorent les émissions de CO2 de leurs voitures

LE MONDE | 13.02.2013 à 14h36

Par Grégoire Allix

La baisse continue de la quantité de CO2 rejetée par les voitures neuves en Europe est en grande partie factice. Selon une étude diligentée par la Commission européenne, les constructeurs automobiles de l'Union profitent de "lacunes" dans les tests réglementaires pour exagérer les performances écologiques de leurs véhicules. Ceux-ci seraient bien moins économiques et beaucoup plus polluants que ne l'assurent les marques.

Le document - réalisé par trois entreprises de conseil néerlandaise, britannique et américaine - met en évidence que la "flexibilité" des procédures de tests permet "d'atteindre des valeurs de réduction des émissions de CO2 sans appliquer d'améliorations techniques au véhicule testé". En clair, les tests seraient réalisés dans des conditions artificiellement favorables à une baisse des rejets de dioxyde de carbone.

Au total, ces petits arrangements avec les mesures officielles pourraient représenter le tiers de la baisse d'émission de CO2 constatée entre 2002 et 2010 sur les différents modèles de voiture testés.

Les émissions des voitures neuves étaient en moyenne de 167,2 grammes par kilomètre (g/km) dans l'Union européenne en 2002 et de 140,4 g/km en 2010, soit une baisse moyenne totale de 26,8 g/km. Sur ce chiffre, l'étude attribue 9,1 g/km aux méthodes employées lors des tests, plutôt qu'à des avancées technologiques. "Cela signifie que les véhicules ne délivrent pas à leurs utilisateurs les performances attendues en termes d'économie de carburant, ce qui mène à la désinformation des consommateurs", indiquent les auteurs du rapport.

Pour "verdir" artificiellement leurs performances, les constructeurs utilisent, lors des tests, des pneus plus adhérents que ceux qui équiperont réellement les véhicules, ou ils les font rouler sur une surface extrêmement lisse. Tous les paramètres susceptibles de limiter les émissions de CO2 sont optimisés : poids de la voiture, alignement des roues, température, pression, vent, humidité... Des conditions idéales qu'aucun conducteur ne retrouvera sur la route.

"UN PEU DE TOLÉRANCE"

"Honnêtement, les gens devraient s'indigner. Ça revient à prendre l'argent de leur poche. L'industrie se surpasse dans cette affaire", a déclaré à l'agence Reuters une source anonyme à l'Union européenne. L'étude promet de susciter des remous à Bruxelles, où les normes imposées aux véhicules - sous peine de lourdes sanctions financières - sont censées à la fois réduire la consommation de carburant et lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Ces normes devraient se durcir pour atteindre un maximum autorisé de 130 g/km de CO2 en 2015, puis 95 g/km en 2020. Les failles dans les tests remettent-elles en cause cet objectif ? D'après la Commission européenne, de nouvelles procédures devraient être mises en oeuvre à partir de 2016 et "limiter" les effets des mesures de flexibilité, mais Bruxelles estime qu'"un peu de tolérance est nécessaire pour des raisons pratiques".

L'Association européenne des constructeurs automobiles (AECA) dément pour sa part toute manipulation des données. "Le test est nécessairement réalisé dans des conditions de laboratoire", car "la performance réelle des véhicules dépend de nombreux facteurs externes comme le trafic, le terrain, les habitudes de conduite, le chargement...", argumente un porte-parole. Mais "le processus de test est conçu pour représenter une utilisation typique de la voiture". L'AECA assure pourtant que "l'industrie automobile contribue activement au développement d'un nouveau cycle de tests, conçu pour mieux représenter la conduite dans le monde réel".

Effectuer des mesures en conditions réelles sur des voitures déjà mises en service : c'est ce que préconise l'un des experts impliqués dans l'étude, le consultant de TNO, Richard Smokers. Une procédure déjà appliquée aux Etats-Unis.

Ces révélations interviennent alors que la France a durci, depuis début janvier, le dispositif de bonus-malus écologique pour les véhicules. Un système de pénalisation des véhicules polluants dont les bases apparaissent aujourd'hui largement biaisées.

17/03/2012

"Si les Chinois s'y mettent, c'est la fin"

... des vrais Euros !

lu sur :

http://www.lepoint.fr/monde/les-michel-ange-des-faux-talbins-17-03-2012-1442289_24.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20120317

le Point 17/3/2012

Les Michel-Ange des faux talbins

 

La moitié des faux euros circulant en Europe sont fabriqués à Giuliano, une petite ville au nord de Naples. 

Giuliano est à la fausse monnaie ce que Cambrai est aux bêtises. Selon Europol, 50 % des faux billets circulant dans les 17 pays de la zone euro sont fabriqués dans cette petite ville située au nord de Naples et dans ses environs. Une fortune colossale. En effet, depuis 2002, cinq millions de faux billets pour un montant de 300 millions d'euros ont été retirés du circuit par les autorités monétaires de la zone euro. Mais les enquêteurs estiment que le quintuple est encore en circulation.

Ce n'est pourtant encore que la pointe de l'iceberg. La majorité des faux euros "made in Giuliano, des quintaux de coupures de 20, 50 et 100, sont destinés à l'Afrique du Nord, au Moyen-Orient ou à la Colombie. C'est en 2004 que la première imprimerie de fausse monnaie fut découverte à Giuliano par la police. Depuis, les enquêteurs ont arrêté sept autres bandes de faux-monnayeurs dans les environs de la petite ville.

Chaque bande est organisée avec ses financiers, ses pourvoyeurs qui fournissent l'encre et le papier, les typographes et les distributeurs. Les faux billets sont revendus une première fois à un grossiste pour 10 % de leur valeur nominale, 100 000 véritables euros contre un million de faux. Puis à chaque passage, le prix augmente de 10 % de la valeur nominale. La Camorra napolitaine tolère cette activité qui lui échappe et utilise parfois de la fausse monnaie pour payer de grosses livraisons de drogue en provenance de Colombie.

Virtuosité

Ce sont les typographes qui font la force des clans de Giuliano. Des professionnels à l'ancienne qui ne travaillent pas avec les imprimantes digitales à laser de dernière génération utilisées par leurs concurrents français, turcs, polonais, bosniaques, albanais et bulgares. Leur spécialité est la coupure de 20 euros, la plus prisée sur le marché, car c'est la plus facile à écouler. Filigrane, fil intégré dans la masse du papier, bande et plaquette holographiques, qualité du papier, variations de la couleur de l'encre : tous les experts reconnaissent aux hommes de Giuliano une virtuosité de Michel-Ange des faux talbins.

Les seuls à pouvoir les concurrencer sont leurs confrères de Plovdiv, dans le sud de la Bulgarie. De leur longue tradition dans la fabrication de faux dollars, les Bulgares ont acquis une parfaite maîtrise du billet de 100 euros, vert comme le dollar. Grands contrefacteurs devant l'Éternel, les Chinois sont encore absents du business. Mais les enquêteurs d'Europol ont récemment saisi de faux euros bulgares dont les hologrammes avaient été fabriqués dans l'empire du Milieu. "Si les Chinois s'y mettent, c'est la fin", a confié un enquêteur.  

12/09/2011

Le site de Marcoule, "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement"

lu sur :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/09/12/le-site-de-marcoule-berceau-de-l-industrie-nucleaire-du-retraitement_1571279_3244.html#ens_id=1504462

Le site de Marcoule, "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement"

Le site de Marcoule, sur les bords du Rhône dans le Gard, où s'est produite, lundi 12 septembre, une explosion mortelle dans l'une des installations, est considéré comme le "berceau de l'industrie nucléaire du retraitement", selon l'Autorité de sûreté nucléaire, le gendarme du secteur.

Quelque 5 000 personnes travaillent sur ce site dont l'origine remonte à 1955. Il abrite aujourd'hui quatre installations nucléaires civiles aux côtés d'activités liées à la défense. La Commissariat à l'énergie atomique (CEA) y exploite le réacteur Phénix, en attente d'un démantèlement depuis sa mise à l'arrêt en avril 2009 à l'issue de 35 ans d'activité, ainsi qu'un laboratoire de recherche sur les déchets (Atalante).

A l'extérieur du périmètre du CEA mais toujours sur la "plateforme de Marcoule" se trouvent les deux autres installations civiles : une usine de fabrication de combustible nucléaire MOX (Melox) exploitée par le groupe Areva et le centre de traitement de déchets exploité par EDF (Centraco) où s'est produite lundi une explosion mortelle.

"LACUNES" DANS LA SÛRETÉ DE CENTRACO

Dans cette installation Centraco, présente sur place depuis les années 90 et qui emploie environ 250 personnes, les déchets sont traités par fusion (métaux) ou par incinération (plastiques), précise l'ASN, organisme en charge de la surveillance des quatre installations civiles. En 2008, l'ASN avait placé ce centre de retraitement sous un régime renforcé d'inspections après avoir relevé plusieurs "lacunes", qui portaient "essentiellement sur des aspects organisationnels et de culture de sûreté", a indiqué à l'AFP Christian Tord, chef adjoint de l'agence de Marseille de l'ASN.

"Il y a eu plusieurs convocations de l'exploitant par notre directeur général, puis un plan d'action mis en place par l'exploitant et vérifié par l'ASN, et depuis, on a trouvé que la situation s'était nettement améliorée", a souligné ce responsable de l'ASN. Le gendarme français du nucléaire ne fait "a priori, aucun" lien entre ces "lacunes" relevées en 2008 et l'accident mortel survenu lundi dans l'installation et dont l'origine, selon M. Tord, "semble être purement technique".

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voir aussi:

15/02/2011

Inside the killing machine : le côté obscur d'Obama

lu sur :

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/jean-guisnel/comment-les-etats-unis-abusent-des-drones-armes-14-02-2011-1295333_53.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110215

Le Point.fr - Publié le 14/02/2011 à 19:19 - Modifié le 14/02/2011 à 19:31

Comment les États-Unis abusent des drones armés 

Un article révèle qu'en deux ans Barack Obama a ordonné l'usage meurtrier de plus de 180 drones à l'encontre de suspects de terrorisme.

Pour qui aime se faire peur, il faut lire d'urgence dans la dernière livraison de Newsweek l'article Inside The Killing Machine (*) ("Dans la machine à tuer"). Écrit par la journaliste Tara McKelvey à partir des confidences d'un ex-conseiller juridique du patron de la CIA, John A. Rizzo, il révèle sans fioriture les conditions dans lesquelles les services secrets américains usent et abusent de l'usage des drones armés pour tuer de manière quasi routinière des suspects de terrorisme vivant notamment dans les zones tribales pakistanaises. Rizzo, le juriste, frime quand il se vante : "Combien de profs de droit ont signé des ordres d'exécution ? (...) J'ai toujours été à cheval sur le fait que tout ceci soit fait de la manière la plus propre possible."

La procédure est d'une simplicité rare, et la CIA agit sur ordre du politique, en s'appuyant sur des directives secrètes de George W. Bush. Le conseiller juridique de la CIA, explique un témoin cité dans l'article, "a pour fonction d'aider à comprendre les lois internationales et les limites à ne pas franchir, tout en interprétant le langage spécifique des directives présidentielles". Chaque ordre d'exécution fait l'objet d'une demande motivée détaillée, avant que le conseiller juridique ne donne son approbation. La liste des personnes visées n'est jamais inférieure à trente noms, mais le plus étonnant est le nombre de ces exécutions extrajudiciaires, décidées par le seul pouvoir exécutif : quarante-deux entre 2004 et 2008, et plus de cent quatre-vingts depuis que Barak Obama est au pouvoir, voici un peu plus de deux ans ! C'est dire si l'histoire s'accélère.

La raison de ces exécutions sans procès est simple, souligne, dans l'article, le professeur de droit Kenneth Anderson : "Depuis que la situation légale et politique aux États-Unis a rendu les interrogatoires agressifs problématiques, il y a moins de raisons de chercher à faire des prisonniers que de tuer." Mais un problème juridique (au moins) se pose : les pilotes de drones de la CIA - qui opèrent majoritairement depuis le territoire américain - sont des civils. Ils sont directement engagés dans des actions militaires offensives, ce qui les rend passibles de poursuites s'ils sont identifiés. Car, souligne un des experts interrogés par Tara McKelvey, ils ne sont autres que des "combattants illégaux". Exactement la dénomination qu'utilisent les Américains pour désigner les terroristes et assimilés qu'ils pourchassent...

 

(*) http://www.newsweek.com/2011/02/13/inside-the-killing-machine.html

01/04/2010

Longévité des données numériques

lu sur :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/03/30/les-donnees-numeriques-a-l-epreuve-du-temps_1326207_651865.html
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Les données numériques à l'épreuve du temps
LEMONDE.FR | 30.03.10 | 13h36  •  Mis à jour le 30.03.10 | 16h28

es disques compacts "gravés"... Une telle terminologie, qui laisse croire que les données numériques, stockées sur des disques durs ou des CD, seront disponibles ad vitam aeternam est "trompeuse", selon un comité d'experts qui remet en cause, lundi 29 mars, la pérennité des supports numériques. "Il ne faut pas confondre deux notions très différentes, celle de stockage des données et celle de leur archivage. Les progrès spectaculaires des disques durs et la chute de leur prix permettent maintenant de stocker aisément de l'information ; mais archiver de cette façon sur des décennies ou un siècle pose un tout autre problème, du fait que les supports numériques n'ont qu'une durée de vie de cinq à dix ans environ", souligne un rapport intitulé "Longévité de l'information numérique".

Pour les chercheurs des Académies des sciences et des technologies, le problème est d'autant plus aigu que les données numériques sont en pleine expansion. En 2002, l'Unesco estimait la production annuelle de l'humanité à 1,5 milliard de gigaoctets. Pour 2007, le cabinet d'étude IDC évaluait à 281 milliards de gigaoctets, la production mondiale de données numériques annuelle. Dix milliards de disques optiques numériques enregistrables (DONE) ont par ailleurs été vendus en 2009 dans le monde.

Photos de famille, vidéos de vacances, documents personnels stockés sur disque dur, CD ou DVD sont les principaux éléments exposés au risque de pertes de données. Les disques enregistrables, qu'il s'agisse du CD, apparu dans les années 1980, ou le DVD-R, massivement utilisé à partir de 2004, "se dégradent constamment, même s'ils ne sont pas utilisés", prévient en effet le rapport. Pour les chercheurs, les nouveaux formats, tels que les disques Blu-Ray, ne garantiraient pas non plus une meilleure durée de vie.

AMNÉSIE NUMÉRIQUE ?

Les institutions, telles que la BNF, le CNES et l'INA mais aussi des banques, se sont pour leur part lancées dans une "stratégie active" de "migration perpétuelle", c'est-à-dire une recopie fréquente vers un support plus neuf. Mais "beaucoup d'information personnelle, médicale, scientifique, technique, administrative... est en danger réel de disparition", soulignent aussi Jean-Charles Hourcade, Franck Laloë et Erich Spitz, membres du groupe d'experts. Certaines PME, des cabinets médicaux ou services administratifs départementaux encourent les mêmes risques que le "grand public", en l'absence de méthodes de stockage sécurisé. En 2008, l'Institut national de l'audiovisuel, riche d'une collection de 160 000 CD-R, avait déjà relevé la "fragilité du patrimoine" numérique.

Pour prévenir une telle amnésie des contenus numériques, le comité d'experts préconise de multiplier les sauvegardes. Mais si les 25 millions de foyers français devaient recopier périodiquement leurs archives personnelles afin de conserver, durant vingt-cinq à cinquante ans, des données de 100 gigaoctets à 1 teraoctet chacun, cela pourrait représenter un coût annuel de 2 à 20 milliards d'euros, soit 100 à 1 000 euros par an et par foyer, tempèrent-ils.

Pour éviter ce "coût astronomique", auquel s'ajouterait une "consommation énergétique non négligeable", ils ont donc élaboré une série de recommandations. Appelant à engager des études approfondies dans ce domaine et à "élaborer une politique d'archivage numérique", ils estiment nécessaire de soutenir des techniques innovantes.

Parmi celles-ci figure le Century Disc, gravé sur verre trempé, inventé en France dans les années 1980. "Sous sa forme actuelle, ce format inclut une couche métallique qui le rend totalement compatible avec les lecteurs ordinaires", précisent les chercheurs. Mais si le support semble plus fiable, il demeure coûteux, de l'ordre de 100 euros l'unité, et ne doit pas être confondu avec certains produits vendus moins chers en ligne. Le rapport évoque également les disques holographiques, "où l'information est écrite en volume", ce qui permet de s'affranchir de "tous les problèmes liés aux pollutions en surface", souligne aussi le rapport.


Laurent Checola

09/11/2009

internet et le navigateur libre Firefox

lu sur :
http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/09/en-cinq-ans-le-navigateur-libre-firefox-a-conquis-un-quart-des-internautes_1264512_651865.html#ens_id=1253568
.
En cinq ans, le navigateur libre Firefox a conquis un quart des internautes
LEMONDE.FR | 09.11.09 | 16h29  •  Mis à jour le 09.11.09 | 17h10


e 9 novembre 2004, la fondation Mozilla sortait la version 1.0 de son navigateur Internet Firefox. A l'époque, le navigateur Internet, c'est Internet Explorer, de Microsoft. Fourni avec Windows, qui équipe la majorité des ordinateurs vendus dans le monde, c'est la porte d'accès au Web de la quasi-totalité des internautes. Au début des années 2000, la guerre entre Netscape et Internet Explorer s'était soldée par une victoire sans appel de ce dernier.

 

Mais si Netscape, qui équipait 90 % des ordinateurs connectés à Internet dans les années 1990, a disparu, il a laissé derrière lui une somme de données qui va permettre la naissance d'un nouveau concurrent au navigateur de Microsoft. Depuis 1998, Netscape a décidé de publier le code source de son navigateur sous une licence libre. Lorsque AOL, le propriétaire Netscape, décide la fermeture de l'entreprise, en 2003, une partie des employés se regroupe dans la fondation Mozilla, une association à but non lucratif dont l'objectif est de soutenir une série de logiciels libres.

 

UN ACCUEIL CRITIQUE TRÈS ENTHOUSIASTE

Au sein de Netscape, le développement d'un navigateur répondait à des impératifs économiques : la société distribuait gratuitement son logiciel, mais comptait sur des modules additionnels payants pour se financer. La société travaillait donc sur un modèle de navigateur doté de très nombreuses fonctionnalités et relativement lourd. Après l'abandon du projet par AOL, Dave Hyatt et Blake Ross, deux informaticiens, décidèrent de préparer une nouvelle version, largement simplifiée, du logiciel.

Le résultat, Firefox 1.0, reçoit un accueil critique très enthousiaste. Dans un monde dominé par Internet Explorer 6, les fonctionnalités proposées par le navigateur sont révolutionnaires : la possibilité de naviguer par onglets, un blocage efficace des fenêtres pop-up intempestives, et la gestion d'extensions (add-ons), qui permet de personnaliser à l'envi son navigateur. La part de marché de Firefox croît régulièrement : entre la fin 2004 et le début 2007, le navigateur gagne environ 1 % de parts de marché par trimestre, d'après les chiffres de Net Applications. Après avoir atteint un premier palier dans sa croissance, le navigateur, qui a vu de nouvelles fonctionnalités apparaître lors de ses versions 2.0 et 3.0, reprend sa progression pour atteindre, à la fin 2009, 24 % de parts de marché, toujours selon Net Applications.

UN WEB TRÈS DIFFÉRENT DE CELUI DE 2004

Firefox parviendra-t-il un jour à détrôner Internet Explorer ? Depuis 2004, la situation a bien changé. Alors qu'il y a cinq ans Firefox représentait l'alternative face à un monopole quasi total, le paysage est aujourd'hui foncièrement différent. En plus de Firefox, d'autres navigateurs se sont développés : Safari pour Apple, Chrome pour Google, sans oublier Opera, un autre projet libre moins connu mais qui détient tout de même environ 2 % du marché. Internet Explorer a également évolué : la version 6, très critiquée par les développeurs et les utilisateurs, a laissé la place aux versions 7 et 8, qui ont intégré certaines des évolutions majeures de Firefox, dont la navigation par onglets.

Mais c'est surtout le Web lui-même qui a changé en cinq ans : avec le développement des applications Web riches (webmails, agrégateurs, traitements de texte, réseaux sociaux...), les besoins des utilisateurs ont changé. Perçu comme quasi obsolète il y a quelques années, le langage Javascript est aujourd'hui omniprésent sur le Web, à tel point que la capacité des navigateurs à l'interpréter efficacement est devenu un axe majeur de compétition.

Les standards du Web continuent également d'évoluer : Chrome, Safari et Firefox intègrent déjà le HTML 5, une nouvelle série de recommandations qui visent notamment à réduire l'importance des plug-ins comme Flash ou Silverlight, massivement utilisés aujourd'hui, notamment pour lire des vidéos. Une version bêta du site Dailymotion propose dès aujourd'hui de lire les vidéos sans passer par flash, pour les navigateurs compatibles.

Un nouveau terrain de bataille s'est également ouvert pour les concepteurs de navigateurs : le téléphone mobile. Apple propose par défaut son navigateur Safari sur les iPhones ; les téléphones fonctionnant avec l'Android de Google disposent également d'un navigateur, tout comme les utilisateurs de Windows Mobile peuvent utiliser Internet Explorer version mobile. Celle de Firefox, qui devrait sortir prochainement, arrivera sur un marché déjà installé, et ne bénéficiera a priori pas de l'avantage d'une installation par défaut. En 2004, cela n'avait cependant pas empêché Firefox de devenir graduellement le numéro deux du secteur.

 

Damien Leloup

19:26 Publié dans techniques | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : internet

04/11/2009

Rendre les ondes radio tangibles

lu sur :

http://www.internetactu.net/2009/10/22/rendre-les-ondes-radio-tangibles/

.

 

Rendre les ondes radio tangibles

Posted By Hubert Guillaud On 22/10/2009 @ 11:23 In Brèves, Interfaces, Santé, Technologies, Wi-fi et sans fil | 4 Comments

A l’heure ou l’Agence de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail [1] publie une étude qui confirme que les radiofréquences [2] ont des “effets indéniables sur le fonctionnement des cellules”, force est de reconnaître qu’on risque d’avoir longtemps encore du mal à visualiser l’impact des ondes du fait de leur invisibilité même. Faudrait-il parvenir à les rendre visibles pour être plus conscients de leurs portées ou de leurs dangers ?

Les designers Timo Arnall et Jack Schulze ont [3] publié un prototype ([4] vidéo) permettant de visualiser le volume de lisibilité d’un objet RFID.

[5] Immaterials: the ghost in the field from [6] timo on [7] Vimeo.

Leur recherche s’est inspirée [8] d’un étonnant court métrage documentaire sur les ondes magnétiques ([9] vidéo) réalisé par Ruth Jarman et Joe Gerhardt. Un documentaire qui explorait également les manifestations audibles et visibles des ondes, au volume de perception chaotique et à la géométrie toujours changeante.

[10] Magnetic Movie from [11] Semiconductor on [12] Vimeo.

“La RFID est encore mal comprise comme technologie interactive”, expliquent les deux designers. Selon eux, la raison en est que l’interaction est fondamentalement invisible : en tant qu’utilisateurs, nous devons faire l’expérience de deux objets communicants à travers la “magie” des ondes radio, c’est-à-dire leur invisibilité. Si l’invisibilité apporte quelques avantages (l’absence de toucher notamment), elle est aussi un défi pour les concepteurs. Arnall et Schulze ont travaillé sur la façon dont la technologie RFID habite l’espace, afin de nous permettre de mieux comprendre les types d’interactions que l’on peut construire avec elle. Afin d’étudier le volume lisible autour d’un lecteur de puce, les designers ont construit des sondes expérimentales dotées de LED qui affichent l’espace dans lequel une étiquette RFID va interagir avec un lecteur, afin de montrer les propriétés spatiales de cette interaction.

Une carte de transport Oyster et son environnement magnétique
Image : Une carte de transport Oyster et son environnement magnétique [13] par Timo Arnall.

En intégrant plusieurs modèles de lecteurs d’étiquettes RFID, leur étude montre la spatialité et la complexité physique de la relation entre un lecteur et son utilisateur. Une relation qui n’offre pas le même volume d’interaction selon qu’on utilise un lecteur RFID standard ou une carte de transport dotée d’une puce par exemple. L’interaction est également influencée par l’orientation du lecteur qui modifie le périmètre d’interaction. Tout le but de ce projet est de permettre à terme une meilleure construction de modèles spatiaux et gestuels, en comprenant mieux la portée des ondes.

Avant de publier leur prototype, [14] Timo Arnall a dressé une très intéressante liste des réflexions et des expérimentations du même type, comme [15] les projets en liens avec les ondes hertziennes imaginés par les plasticiens Fiona Raby et Anthony Dunne, auteurs de [16] Design Noir : The Secret Life of Electronic Objects. Plusieurs de leurs “objets radiogéniques” consistaient d’ailleurs à rendre visibles les signaux radios d’équipements domestiques, comme ceux d’écoutes bébés, afin de mettre à jour l’environnement électromagnétique.

[17] Outre les bulles radios, cette encyclopédie fictionnelle des ondes radios ou sa réflexion sur [18] comment rendre l’interaction invisible compréhensible, Timo Arnall rappelle que de nombreuses expériences ont consisté à traduire les ondes en espaces sonores ou visuels, comme ce fut le cas par exemple des projets [19] de réseau libre et visible (et de [20] son télescope) ou de l’[21] Electroprobe de Josh Rubin qui permet d’écouter les ondes émises par les objets.

Une liste qui sera une bonne base pour comprendre la spatialité des systèmes de capteurs appelés de plus en plus à nous entourer.
4 Comments (Open | Close)

4 Comments To "Rendre les ondes radio tangibles"

#1 Pingback By Rendre les ondes radio tangibles « LocalLab : Foire aux Infos On 23/10/2009 @ 9:50

[…] Cet article est une reprise de l’article de Hubert Guillaud dans InternetActu.net […]

#2 Comment By Clément On 27/10/2009 @ 17:35

Je m’éloigne un peu du sujet de l’article…
C’est assez curieux de voir comment le terme “tangible” (que ce soit en anglais ou en français) est détourné de son sens initial, en rapport avec le toucher uniquement. Les ondes sont rendues tangibles parce qu’elles sont visibles par la led.
Il y aurait finalement une espèce de glissement sensoriel peut-être?

#3 Comment By Hubert Guillaud On 30/10/2009 @ 20:21

Cet article a été repris par [22] LeMonde.fr.

#4 Comment By elias On 31/10/2009 @ 14:08

Je suis tout a fait d´accord avec Clément mais je vais plus loin. Ayant tangible aussi en spagnol, ma langue, le mème sens, je trouve que son usage dans ce cas est erroné. Il faudrait dire, dans mon avis, sensible

Article printed from InternetActu.net: http://www.internetactu.net

URL to article: http://www.internetactu.net/2009/10/22/rendre-les-ondes-radio-tangibles/

URLs in this post:
[1] publie une étude: http://www.afsset.fr/index.php?pageid=415&newsid=497&MDLCODE=news
[2] ont des “effets indéniables sur le fonctionnement des cellules”: http://www.liberation.fr/societe/0101597228-l-afsset-recommande-de-moins-s-exposer-aux-ondes-electro
magnetiques

[3] publié un prototype: http://www.nearfield.org/2009/10/immaterials-the-ghost-in-the-field
[4] vidéo: http://vimeo.com/7022707
[5] Immaterials: the ghost in the field: http://vimeo.com/7022707
[6] timo: http://vimeo.com/timoarnall
[7] Vimeo: http://vimeo.com
[8] d’un étonnant court métrage documentaire: http://www.nearfield.org/2008/05/magnetic-movie
[9] vidéo: http://www.animateprojects.org/films/by_date/2007/mag_mov
[10] Magnetic Movie: http://vimeo.com/1166968
[11] Semiconductor: http://vimeo.com/semiconductor
[12] Vimeo: http://vimeo.com
[13] par Timo Arnall: http://www.nearfield.org/2009/10/immaterials-the-ghost-in-the-field
[14] Timo Arnall a dressé une très intéressante liste: http://www.nearfield.org/2009/10/making-radio-tangible
[15] les projets en liens avec les ondes hertziennes: http://www.dunneandraby.co.uk/content/projects/67/0
[16] Design Noir : The Secret Life of Electronic Objects: http://www.amazon.fr/Design-Noir-Secret-Electronic-Objects/dp/3764365668/internetnet-21
[17] Outre les bulles radios, cette encyclopédie fictionnelle des ondes radios: http://www.internetactu.net/2008/04/08/rendre-visible-linvisible/
[18] comment rendre l’interaction invisible compréhensible: http://www.internetactu.net/2007/11/14/la-rfid-a-portee-de-tous/
[19] de réseau libre et visible: http://www.lalalab.org/redvisible/index_en.htm
[20] son télescope: http://www.we-make-money-not-art.com/archives/2008/06/im-back-from-my-favourite.php
[21] Electroprobe: http://www.we-make-money-not-art.com/archives/2004/11/josh-rubin-cool.php
[22] LeMonde.fr: http://abonnes.lemonde.fr/technologies/article/2009/10/30/rendre-les-ondes-radio-tangibles_1260846_6
51865.html